Domingo, Fevereiro 28

Certa noite, a mãe entrou no quarto, olhou para o meu berço e viu-me sem cabeça.
Sem cabeça?
O quarto mal iluminado, as cortinas do berço corridas, deram-lhe essa impressão. Desatou a gritar. A aranha era redonda, media mais dum palmo e cobria-me a cara toda. Os gritos assustaram-na. Começou a descer do berço, mas pesava tanto que levou minutos a chegar ao chão. A criada apareceu, esborrachou-a com a vassoura. Não deitou uma gota de sangue.
Então?
Quando a carcaça rebentou, saltaram os aranhiços. Uma dúzia, a fugir para os cantos do quarto.
Uma dúzia?
Ou mais. Não quero exagerar.
Eu sei.
A mãe continuou aos gritos, mas pôde afastar as cortinas do berço e ver-me de novo com cabeça. Desmaiou de alegria. A aranha não me comera os olhos.

Carlos de Oliveira, "Finisterra", capítulo III.

tout est mouvement


Au début, il fait encore nuit, puis c'est le petit matin. Les mains négatives (1979) parte 1 e parte 2.


Marguerite Duas:... Les plans de Mains négatives sont des plans de nuit, de la nuit qui a précédé ce jour.

Dominique Noguez: De nuit et d'aube.

M.D.: Et d'aube. Je savais la date du tournage, je ne la connais plus.

D.N.: C'était au mois d'août.

M.D.: C'est au mois d'août. Même au mois d'août, on a très peu de temps, le soleil se lève vite. Je crois qu'on a eu trois quarts d'heure de tournage. On n'a fait qu'un plan.

D.N.: Vous en avez profité, vous avez bourlingué dans tout Paris. Enfim, bourlingué... très lentement.

M.D.:On a fait tout le parcours, de la République à l'Opéra, tout ce grand boulevard, je ne sais pas quel est ce boulevard-là.

D.N.: Des Italiens?

M.D.: Boulevard des Italiens d'abord et puis, ensuite, il change de nom.

D.N.: Vous passez devant l'Opéra, à un moment donné.

M.D.: Oui, à l'Opéra, on prend l'avenue de l'Opéra. Et puis on prend la rue de Rivoli, et ensuite, à la hauteur de l'avenue Gabriel, on tourne sur les Champs-Élisées. Là, c'est le plein jour. Mais c'est du jour, c'est encore sans ombre, c'est du jour naissant.

D.N.: Mais là, ce sont des travellins sans interruption. Il n'y a pas ces plans fixes qu'on voit dans Césarée.

M.D.: Non, là, tout est mouvement. Mais ce sont les plans eux-mêmes qui ont fait que j'ai parlé des premières grottes de l'histoire de l'humanité.

D.N.: Dans les Mains négatives?

M.D.: Dans les Mains négatives, oui. Je me suis trouvé tout à coup à sept heures du matin, dans une donnée coliale de l'humanité. Il y avait énormément de Noirs qui nettoyaient les trottoirs, la rue, les caniveaux. Il y avait des femmes de ménage portugaises — ça se devinait, elles ont une allure à elles — qui sortaient des banques, des cafés, et tous ces gens-là, on le savait, allaient disparaître dans l'heure qui venait et nous laisser la place, à nous. Voilà. Et si tu veux, ce film est donné, offert à cette humanité-là, qui peuple les grans cités de l'Occident, le matin. Je trouve terrible le film les Mains négatives. C'est un film terrifiant!


Marguerite Duras — Oeuvres cinématographiques, Edition videographique critique (1984), p. 54/55

Sábado, Fevereiro 27

«Que le monde aille à sa perte!»

Dominique Noguez: Quand on dit ça, on est au delà de la colère... C'est le mot de la colère...

Marguerite Duras: Et c'est aussi le mot de la bonté. Le monde est perdu. Ça n'a pas marché. C'est fini (et le l'espère). Et ce basculement du monde dans l'horreur, dans la misère — jamais on n'est autant mort de faim —, il faut le rejoindre. On n'est pas contemporains de notre monde. Si vous voulez, il faudrait une catastrophe qui égalise tout ça. L'hégémonie de l'Occident est terminée et, maintenant, le relais va être pris par des idéologies terrifiantes. Je parle aussi bien de l'idéologie chinoise ou fasciste soviétique que de l'idéologie japonaise, qui est celle d'un nationalisme porté aux nues. La seule façon de rejoindre le monde, de rejoindre la misère, de sortir de cette honte dans laquelle nous sommes, c'est de la rejoindre. Mais pas de façon messianique et mécanique (on peut dire les deux choses), mais de façon cosmique: que ça change. Que la perdition se répande partout.

D.N.: Si elle dit: «Que le monde aille à sa perde!», c'est une manière de résignation exaspérée. C'est una manière de dire: «Après moi, le déluge!»...

M.D.: Non. La perdition n'est pas la mort. C'est un brassement de population. C'est un même magma, c'est retourner à l'origine des choses. Vous croyez que la perte du monde, c'est son malheur, sa mort?

D.N.: C'est ce que j'avais cru comprende.

M.D.: Non. Dans le sens que vous leur donnez, ces mots seraient des mots de droite, «se perdre» signifierait «perdre de l'argent», «perdre son capital, son travail». Non. La perte du monde, c'est que le monde se répande, c'est que l'égalité se répande, que le sort commun devienne vraiment commun. Qu'il n'y ait plus cette tentative d'économie sordide de l'oligarchie financière mondialie. Qu'est-ce que ça veut dire, cette occupation des gens qui consiste à retenir ses biens, à ce point-là son argent?

D.N.: Vous savez, je crois bien qu'en 77, on n'interprétait pas exactement comme ça ce que vous aviez dit, enfin, cette phrase de la femme du Camion.

M.D.: Si. Les jeunes l'interprétaient rigoureusement comme je le souhaitais.


Marguerite Duras — Oeuvres cinématographiques, Edition videographique critique (1984), p.48

Sexta-feira, Fevereiro 26

Alors, vous disiez que c'était un camion.


Hoje, ao fim da tarde, pela primeira vez na Cinemateca. Repete dia 2 de Março, na sala pequena.

Ç'aurait été un film.

Quinta-feira, Fevereiro 25

Apanhámos o caminho para a Alemanha, oito pessoas numa camioneta Volkswagen. Cruzámos alguns carros armados antes da fronteira. Estávamos no princípio de Junho de 1968. Estava tudo perdido, menos o cinema, mas para o cinema estão-se todos nas tintas. Voltámos a fazer o filme nos arredores de Munique, chamava-se Le Révélateur. Philippe Garrel

Pombos selvagens

Ele nada mais fez do que arremessar uma seta ao ar. A seta subiu, subiu, subiu, até desaparecer no azul profundo do céu. Depois, pendurou o arco nas costas e abriu o guarda-chuva. Em poucos segundos começaram a chover patos, gaivotas, pombos selvagens, uma infinidade de pequenos pássaros e uma máquina enorme e malfeita.
Jacob fechou o guarda-chuva e abriu o saco. De costas dobradas (apesar da artrose), abeirou-se de tudo aquilo e, em silêncio, com método, recolheu um pássaro após outro, e, por fim, a máquina. Recolheu tudo, à excepção dos pombos selvagens, que permaneceram tristemente abandonados pelo chão.
Explicarei isso depois. Lembrem-me disso.

Ten rules for writing fiction

1 Take a pencil to write with on aeroplanes. Pens leak. But if the pencil breaks, you can't sharpen it on the plane, because you can't take knives with you. Therefore: take two pencils.

2 If both pencils break, you can do a rough sharpening job with a nail file of the metal or glass type.

3 Take something to write on. Paper is good. In a pinch, pieces of wood or your arm will do.

4 If you're using a computer, always safeguard new text with a ­memory stick.

5 Do back exercises. Pain is distracting.

6 Hold the reader's attention. (This is likely to work better if you can hold your own.) But you don't know who the reader is, so it's like shooting fish with a slingshot in the dark. What ­fascinates A will bore the pants off B.

7 You most likely need a thesaurus, a rudimentary grammar book, and a grip on reality. This latter means: there's no free lunch. Writing is work. It's also gambling. You don't get a pension plan. Other people can help you a bit, but ­essentially you're on your own. ­Nobody is making you do this: you chose it, so don't whine.

8 You can never read your own book with the innocent anticipation that comes with that first delicious page of a new book, because you wrote the thing. You've been backstage. You've seen how the rabbits were smuggled into the hat. Therefore ask a reading friend or two to look at it before you give it to anyone in the publishing business. This friend should not be someone with whom you have a ­romantic relationship, unless you want to break up.

9 Don't sit down in the middle of the woods. If you're lost in the plot or blocked, retrace your steps to where you went wrong. Then take the other road. And/or change the person. Change the tense. Change the opening page.

10 Prayer might work. Or reading ­something else. Or a constant visual­isation of the holy grail that is the finished, published version of your resplendent book.

Margaret Atwood.

Quarta-feira, Fevereiro 24

Os feios e os estúpidos são neste mundo os mais ditosos. Podem à sua vontade gozar o espectáculo. Se não conhecem as delícias do triunfo, também os não amargura o travor da derrota. Vivem como todos nós devíamos viver, sossegados, indiferentes, sem inquietações. Nem causam a ruína dos outros, nem a recebem das mãos alheias.

Oscar Wilde, "O Retrato de Dorian Gray". Tradução de Januário Leite.

Terça-feira, Fevereiro 23

Falar em verso

- Tu não me pusestes isso em verso, pois não? - interrompeu o pai.
- Não, não.
- Folgo muito - disse o Sr. Weller. - A poesi'é art'ficial, nunca nenhum homem falou em versos, se descontarmos o peditório das Janeiras, ou os vendedores da banha da cobra e do óleo capilar, ou outros desses tipos de golpes baixos; tu nunca te rebaixes a falar em verso, filho.

Charles Dickens, "Os Cadernos Póstumos do Clube Pickwick". Tradução de Margarida Vale de Gato.

Segunda-feira, Fevereiro 22

Sempre que oiço a palavra moral


Ontem comprei as folhas da cinemateca dedicadas a Luis Buñuel — queria ler o texto sobre Susana, Demonio y Carne, já não sei bem porquê relacionado com João César Monteiro. Não descobri o motivo, mas descobri este extraordinário parágrafo dedicado a Rosita Quintana:
Houve quem risse (e talvez ainda hoje) dos seus trejeitos e do seu permanente gesto de baixar o decote. Quem ironiza, esquece a importância da figura da repetição na imagética surrealista e esquece o que o crítico mexicano José de La Colina observou a Buñuel na "entrevista-fleuve" que com ele fez: "De cada vez que Susana abre o decote para seduzir um homem parece parodiar a frase de Goebbels: Sempre que oiço a palavra moral, tiro as mamas para fora".
João Bénard da Costa
Sem desprimor para a actriz, o gesto é perfeito para comemorar o aniversário de Don Luis. Junto com os tambores de Calanda.

Domingo, Fevereiro 21

O meu primeiro sonho japonês

Esta noite sonhei que voava. Estava de barriga para baixo, as minhas costas eram muito pesadas; todo o meu corpo era pequeno e maciço. Comecei a correr rente ao chão, os sapatos saltaram-se dos pés. Depois levantei voo como as tartarugas nadadoras de Hokusai.

Sábado, Fevereiro 20

Incendiar bibliotecas

Começou por incendiar florestas. E, de facto, incendiou muitíssimas. Depois, fartou-se e decidiu mudar de vida. Começou a incendiar bibliotecas. E, como se veio a verificar, incendiou um número verdadeiramente impressionante desses nobres e memoráveis lugares. De todas as coisas que tinha incendiado até então, nenhuma se lhes comparava.
Não é que as bibliotecas a arder fossem mais espectaculares do que as florestas, porque não eram. Mas dos livros desprendia-se um perfume, digamos, mais vibrante, um brilho, digamos, mais eiffelesco, um uuh-uuh, digamos, mais acrisolado. Os livros a arder faziam-no sentir vagamente triste. E era exactamente essa tristeza vaga que o enchia de felicidade.
Mas com o tempo, o interesse pelos livros esmoreceu. Acresce que dos anões, outrora tão comuns, não restava igualmente o mais leve vestígio.
E, de novo, Volkan Schettig mudou de inclinações incendiárias.

Sexta-feira, Fevereiro 19

Wandering with Robert Walser

As pessoas

(...) Dizia-me um dos muitos espectadores que esgotaram a sessão de ontem na Cinemateca (que ocuparam cada cadeira e cada degrau da sala), meio a brincar, meio a sério, que APV tinha-se enganado: as pessoas não querem ver a Soraia Chaves, querem ver Trás-os-Montes.

Francisco Valente, n' O Anjo Exterminador

Quinta-feira, Fevereiro 18

A nova rebelião das massas

Começou por ser uma moda e acabou por se converter numa terrível praga. Falo das apresentações dos livros em público. Muitos escritores estão a deixar de escrever para se poderem dedicar a preparar as apresentações de livros dos seus amigos. Por outro lado, como cada dia há mais escritores – nunca como agora a profissão tivera tanto prestígio social –, pode perfeitamente afirmar-se que quase toda a gente anda à procura de apresentador para o seu livro. Meio país procura outro meio para apresentar o livro. E a loucura é tal que já ninguém parece perguntar se realmente é possível apresentar um livro.
Até o mais inapresentável dos livros tem apresentador. E a praga aumenta cada dia com maior ferocidade. Às vezes estão tão ocupados todos os escritores preparando as apresentações dos livros dos seus amigos que não há mais remédio senão recorrer a freiras, toureiros, actrizes ou futebolistas para oficiarem a cerimónia da confusão que se esconde atrás de qualquer apresentação de um livro. Naturalmente, tal ocasionou que muitas freiras, toureiros, actrizes ou futebolistas não disponham de tempo para se dedicarem ao seu verdadeiro ofício. Além disso – como se já não fosse tudo demasiado disparatado – há futebolistas que escrevem livros e procuram actrizes que lhos apresentem e há actrizes que procuram freiras...
Enfim, uma verdadeira loucura. E um dado muito alarmante: apresentam-se tantos livros que começa a faltar público. E ainda que pareça uma calinada, está claro que sem público nenhum livro pode ser apresentado em público. E aí surge outro problema, pois há tanta gente que actualmente escreve livros que são cada vez menos os que estão dispostos a ser público nas apresentações. Isto está a produzir um fenómeno novo – ainda incipiente, mas claramente perigoso se não se atalhar a tempo – de consequências imprevisíveis, pois ultimamente é fácil observar certo mal-estar entre os que funcionam como público nas apresentações. Esse mal-estar torna-se evidente de duas formas distintas. 1. Quando se inicia o período das perguntas, toda a gente faz cara aborrecida e, no meio de um clima geral de braços cruzados e silencioso protesto, ninguém pergunta nada. 2. Agressividade crescente no público.
Queria chegar aqui: à agressividade que se vai instalando entre o público mal-humorado das apresentações de livros. Até agora – que eu saiba – perguntar foi sempre desejar saber qualquer coisa. Contudo, ultimamente, as perguntas que se seguem à apresentação de um livro não são de modo algum a exposição de uma carência, mas a asserção de uma plenitude. Com o pretexto de perguntar, estabelece-se uma agressão ao autor ou ao apresentador do livro; então perguntar passa a ter de novo o seu sentido policial. No entanto, aquele que é interrogado deve aparentar responder ao pé da letra à pergunta, não à sua intenção. Se com certo tom perguntam: "Para que serve o seu livro?", significando com isso que o livro não serve para nada, o interpelado deve aparentar que responde ingenuamente: "O meu livro serve para tal coisa ou tal coisa".
Há pouco presenciei um caso massivo de agressividade por parte do público, ao ponto de o apresentador (que como todos os apresentadores dissera que o livro era muito bom, imprescindível) acabar por perguntar ao público perguntão: "De onde vem a razão de me atacarem?" Somente faltou que o público lhe respondesse: "É que já não temos tempo de irmos às apresentações".
Augusto Monterroso, por exemplo, não se salvou, na sua passagem por Barcelona, à crescente ferocidade do público. Soube resolver com o seu habitual humor a incomodidade das perguntas. Quando um senhor lhe disse: "Você sabe dizer não?", Monterroso respondeu: "Não".
Em Valência, apresentei o livro de um jovem romancista minimalista catalão, autor de um breve texto sem excessivas pretensões. Alguém do público tomou a palavra para lhe dizer: "Esta última semana li o Ulisses de Joyce, a Recherche de Proust, todo o Faulkner e Kafka. E na verdade, ao lado desses livros, o seu deixa muito a desejar...".
Enfim, há um nervosismo geral que creio eu merece ser meditado.

Enrique Vila-Matas, "Da cidade nervosa". Tradução de António Rebordão Navarro.

Quarta-feira, Fevereiro 17

comer as papas


— Desça ao povoado, menina Jacinta e venha comer as papas. Polvilhe-as com açúcar. Comida de pobre: farinha de milho diluída em água, uma pitada de sal grosso, um fio de azeite, dez minutos de fogo brando, mexendo de quando em vez com uma colher de pau depois de levantar fervura. Nada mais simples, embora de fraco valor nutriente.
— São boas.
— São boas se contarem a história da pobreza. Umas gotinhas de leite?
— Pode ser.


— Estou empanturrada
O Laço Branco é um exercício cinematográfico bastante desonesto. A câmara (ou o olhar) de Michael Haneke pareceu-me tão sórdida quanto os comportamentos dos habitantes daquela pequena comunidade do norte da Alemanha. Deveria talvez justificar a minha opinião? mas na verdade prefiro preparar umas boas papas de milho. Cada um come do que gosta e eu preciso de engordar.

A coisa passou-se assim:

- Os pais da criança eram gente pobre que vivia numa dessas casas subalugadas entre os logradouros dos prédios. A irmã mais velha trouxe um colar, uma coisa vulgar, de contas pretas de madeira. A criança, que gostava de brinquedos, surripiou o colar, escondeu-o, pôs-se a brincar com ele, cortou o fio, e engoliu uma conta. Achou que aquilo era muito engraçado, tornou a buscá-lo no dia seguinte e engoliu outra conta.
- Ó céus! - gritou o Sr. Pickwick. - Que horror! Peço perdão, senhor, continue.
- No outro dia a criança engoliu duas contas, e a seguir regalou-se com três e assim por diante, até que numa semana já tinha acabado com o colar, vinte e cinco contas ao todo. A irmã, que era uma miúda muito poupada e raras vezes gastava dinheiro em coisas de luxo, debulhou-se em lágrimas por ter perdido o colar, procurou-o por toda a parte, mas escusado será dizer que não o encontrou. Alguns dias depois, estava a família a jantar... pá de borrego assada com umas batatinhas... e a criança, que não tinha fome, andava pela sala a brincar quando de repente se ouviu um barulho dos demónios, como uma chuva de pedra. "Não faças esse barulho, filho", admoestou o pai. "Eu não tou a fazer nada", respondeu a criança. "Bom, livra-te de repetires." Seguiu-se um breve silêncio, e depois ouviu-se outra vez o barulho, mais estrondoso ainda. "Se tu não fazes caso do que eu digo, meu menino, vais pr'á cama em menos tempo do que o diabo esfrega um olho." E, quando o pai deu um safanão ao filho para que obedecesse, ouviu-se um chocalho tremendo. "Oh, c'os diabos, a coisa está dentro do menino! Se calhar tem difteria no sítio errado." "Não tenho nada, pai", respondeu a criança, começando a chorar, "é o colar, fui eu que o engoli, pai." O pai agarrou no menino e correu com ele para o hospital, enquanto as contas dentro da barriga chocalhavam de tanto solavanco, e as pessoas olhavam à roda e para o chão, deitando-se a adivinhar de onde podia vir aquele som. Agora está no hospital e faz tanto barulho a andar que têm de o embrulhar com o casaco de um sentinela para ele não acordar os outros doentes!
- É a coisa mais extraordinária que já ouvi - disse o Sr. Pickwick, aplicando uma palmada enérgica na mesa.
- Ai isso não é nada, pois não, Bob?
- Com certeza que não - respondeu Bob Sawyer.

Charles Dickens, "Os Cadernos Póstumos do Clube Pickwick". Tradução de Margarida Vale de Gato.

Terça-feira, Fevereiro 16

(Só te posso dar a minha sombra)

Segunda-feira, Fevereiro 15

“En primer lugar, si yo dirigiera una revista, nunca publicaría una columna llena de notas biográficas. Muy pocas veces me he preocupado de saber el lugar de nacimiento de un autor, el nombre de sus hijos, su plan de trabajo, la fecha de arresto por haber contrabandeado armas durante la rebelión irlandesa (¡el muy sinvergüenza!). El autor que te cuenta estas cosas es proclive a tener colgado su propio retrato con una colorida camisa desabotonada y seguramente busca un trágico perfil de tres cuartos. Inclusive puedes contar con que se refiera a su esposa como una persona maravillosa o una mujer formidable. He escrito varias notas biográficas en distintas revistas y dudo de haber sido honesto alguna vez."

Salinger, 1949.

Domingo, Fevereiro 14

limpar a casa

O homem está deitado sobre a mulher e as suas atitudes parecem aos dois inocentes uma brutalidade espantosa. O amor será isto? Uma luta encarniçada? Ó noite, coberta pelo teu manto de lua: a neve, a neve ainda? João César Monteiro (sobre Branca de Neve)

Sábado, Fevereiro 13

Dois livros sobre a paisagem:

A Rua da Estrada, de Álvaro Domingues. Dafne Editora.

DUAS LINHAS — o tempo do território. Autores do projecto: Pedro Campos Costa e Nuno Louro.


© Fotografia de Nuno Cera

Quinta-feira, Fevereiro 11

lavar os quimonos

The most received division is into three kinds. The first proceeds from the sole fault of the brain, and is called head melancholy; the second sympathetically proceeds from the whole body, when the whole temperature is melancholy: the third ariseth from the bowels, liver, spleen, or membrane, called mesenterium, named hypochondriacal or windy melancholy, which Laurentius subdivides into three parts, from those three members, hepatic, splenetic, mesaraic.

Anatomy of Melancholy, by Robert Burton

Pares improváveis.

Quarta-feira, Fevereiro 10

- Poético é as coisas correrem direitas. Por exemplo, as nossas digestões decorrendo silenciosa e religiosamente certas, eis o fundamento de toda a poesia. Sim, a coisa mais poética, mais poética do que as flores, mais poética do que as estrelas, a coisa mais poética deste mundo, é não estar doente.

G. K. Chesterton, "O homem que era quinta-feira". Tradução de Domingos Arouca.

Terça-feira, Fevereiro 9

Aquilo em que ninguém reparara antes

Ninguém sabia de onde viera nem como chegara a Wroclaw. Apareceu aqui um belo dia e foi tudo. O mais certo é ter caído das nuvens ou brotado do chão como uma erva rara. O fio do mistério começava justamente nesse ponto.
Passava os dias e as noites sentado nas esplanadas a enrolar cigarros e a espiar vagamente o curso plácido das horas. Fazia lembrar – que os grandes mestres da literatura me perdoem – um morno e indolente gato ao sol. De vez em quando pegava num livro, sem intenção de ler, abria-o ao acaso e punha-o logo de parte. Depois, engolia uma cerveja sem parar para respirar e ficava a olhar saudosamente o copo vazio. Metia conversa, gracejava, contava anedotas no melhor dos ânimos. E quando era convidado para uma partida de cartas, não só não furtava ao jogo, como ainda dava gratificações aos empregados. Penso que tudo isto é o que se pode chamar um procedimento esquisito.
Intrigados, muitos de nós começaram por conceber teorias fantasistas e abracadabrantes, rejeitando uma de cada vez. Decidimos então observá-lo mais de perto. Fizemos turnos. Explorámos pistas. Ensaiámos emboscadas. Dezenas de olhos interrogativos fixaram-se nele com uma concentração gelada e significativa. Alguns morreram antes de alcançarmos uma explicação, antes sequer de descobrirmos o seu nome.
Só ao fim de muito tempo, numa inesquecível tarde de um mês com “s”, vi com os meus próprios olhos aquilo em que ninguém reparara antes. O homem usava peúgas vermelhas. Um misterioso par de peúgas vermelhas oculto sob as botas de camurça. Nesse decisivo momento, milhares de válvulas abriram na minha cabeça e tudo se tornou absolutamente claro para mim.

O comércio e a melancolia celestial à hora do almoço


Comprei duas latas de comida para o gato e um iogurte no supermercado; uma caixa de aspirinas na farmácia; Some anatomies of Melancholy na livraria. Robert Burton assegura que o leite e os seus derivados aumentam a melancolia. Concedo nos queijos, manteiga, natas, iogurtes, mas não nos gelados. Com a graça de Deus, os gelados são outro tipo de matéria.
Por que razão todos os passageiros dos comboios têm um ar triste e cansado, tão triste e tão cansado? Vou dizer-lhe: é porque sabem que o comboio vai direito ao seu destino, é porque sabem que chegarão à estação para que tomaram bilhete. É porque sabem que a estação a seguir a Sloane Square será Vitória e nenhuma outra senão Vitória. Oh, que alegria louca! Oh, como brilhariam os seus olhos e como as suas almas voltariam ao Paraíso se a próxima estação fosse, inexplicavelmente, Baker Street!

G. K. Chesterton, "O homem que era quinta-feira". Tradução de Domingos Arouca.

Segunda-feira, Fevereiro 8

Por dentro, a constipação é parecida com a melancolia.

Domingo, Fevereiro 7

Sem saída – Ensaio sobre o optimismo


O veado sobranceiro à cidade. Acho que é a minha fotografia preferida da exposição de Augusto Alves da Silva.
Quando acabou a projecção d' O anjo exterminador, lembrei-me desta frase certeira de Jean-Marie Straub: Pas de film politique sans morale, pas de film politique sans théologie, pas de film politique sans mystique.

E continua: Donc un film politique est un film qui doit rappeler aux gens qu’on ne vit pas dans “le meilleur des mondes possibles”, loin de là — ça Buñuel le disait déjà — et que le moment présent, qu’on nous vole au nom du progrès, ce moment présent qui passe, est irremplaçable. Qu’on est en train de saccager tous les sentiments comme on saccage la planète et que le prix qu’on demande aux gens, pour le progrès ou le bien-être, est beaucoup trop élevé, qu’il est sans justification. Sans compter que la pauvreté et la misère se multiplient dans ce système — non seulement dans le Tiers-Monde, parlons de l’Angleterre sur laquelle on apprend des choses hallucinantes ces temps-ci, l’Angleterre berceau du capitalisme, justement!

Sexta-feira, Fevereiro 5

Cierto rey tenía un narrador que solía contar cada noche cinco historias. Una noche, el rey no podía dormirse y pidió escuchar algunos cuentos más. El le contó tres cuentos más, pero breves. El rey pidió otros, pero el narrador se negó: le parecía, en realidad, que ya había contado muchos.
- Me has contado muchos cuentos, pero todos ellos muy breves – dijo el rey. - Quiero uno que tenga muchas palabras y entonces te dejaré ir a dormir.
El narrador aceptó y comenzó así:
- Un paisano, que poseía mil monedas, fue a una feria donde compró dos mil ovejas, a seis denarios cada una. Mientras volvía, se produjo una gran inundación. Muy preocupado porque no había puente ni podía vadear el río desbordado, el paisano se puso a buscar un modo de cruzar a la otra orilla con sus ovejas. Encontró finalmente un pequeño barco en el que, aparte de él, tan sólo cabían dos ovejas. Obligado por la necesidad, cargo allí dos ovejas y cruzó con ellas.
Al llegar a este punto, el narrador se durmió. Sin embargo, el rey lo despertó y le ordenó que terminara el cuento.
- Se trata de un río muy ancho, de una embarcación muy pequeña y de un rebaño innumerable – argumentó el narrador. - Deja que el paisano cruce todas las ovejas. Cuando él termine, proseguiré esta historia que he comenzado.

Petrus Alfonsi.

Quinta-feira, Fevereiro 4

Quarta-feira, Fevereiro 3

Uma boa história, sem dúvida

Kickov acabou a história com um triunfante e definitivo ponto final. Leu uma vez mais o último parágrafo, iluminando tudo em volta com um largo sorriso de contentamento e orgulho. Estava muito satisfeito com o resultado. Era uma boa história, sem dúvida. Inteligente, lúcida, espirituosa. Na verdade, sentia-se profundamente impressionado com a sua própria erudição e talento. Se morresse naquele momento, Deus certamente dar-lhe-ia as boas-vindas de braços abertos e inchado de magnânima vaidade divina.
Juntou as folhas e enrolou-as meticulosamente, formando um engenhoso rolo de papel. Abriu a porta do frigorífico, retirou a embalagem da manteiga, abriu a tampa e mergulhou dois dedos até ao fundo. Depois, besuntou com todo o cuidado o rolo de papel, deslizando a palma da mão para cima e para baixo. E, assim, com a história muito bem amanteigada, enfiou-a no cu.

Sou um fantasma

"Quem é você?", perguntou o novo inquilino, fazendo-se muito pálido, mas sem deixar de segurar bem o atiçador [para revolver a lenha na lareira] e de apontar com bastante rigor para o rosto da figura. "Quem é você?" "Vire para lá esse atiçador", ordenou a figura. "Mesmo que mo atirasse com toda a sua pontaria, havia de me atravessar, sem resistência, e abaular a madeira lá detrás. Sou um fantasma." "E, pela sua alma, que quer você aqui?", balbuciou o inquilino. "Neste mesmo quarto se fez a minha desgraça neste mundo, e eu e os meus filhos nos fizemos mendigos", disse a aparição. "Neste armário, os documentos de um processo judicial interminável acumularam-se anos a fio. Neste quarto, quando eu já tinha morrido de desgosto e de esperanças não cumpridas, duas harpias velhacas dividiram a fortuna que eu reclamei durante toda uma existência desgraçada, e da qual, no fim, não sobrou nem um tostão para os meus infelizes descendentes. Espantei-as daqui, e desde então pairo como uma assombração à noite - o único período em que posso voltar à terra - nos cenários da minha prolongada infelicidade. Este apartamento é meu, deixe-mo." "Se insistir em aparecer por aqui, eu desisto da propriedade com todo o prazer", disse o inquilino, que durante o longo palavreado do fantasma tivera tempo para restabelecer a presença de espírito. "Mas sempre gostava de lhe fazer uma pergunta, se me permite." "Diga lá", disse severamente a aparição. "Bom...", disse o inquilino, "ainda que esta observação não se lhe aplique pessoalmente, visto ser generalizada à maioria dos fantasmas de que tenho ouvido falar, parece-me a mim um bocado estapafúrdio que, tendo vocês a oportunidade de visitar os lugares mais lindos da terra (estou em crer que o espaço não vos incomoda absolutamente nada), voltem sempre aos sítios onde foram mais infelizes." "Por minha fé, tem toda a razão, nunca tinha pensado nisso", disse o fantasma. "Está a ver...", continuou o inquilino, "este quarto é muito desagradável. Pelo aspecto desse armário, calculo que não seja inteiramente desprovido de percevejos, e acho realmente que o senhor conseguia achar um sítio mais confortável... isto já para não falar do clima de Londres, que é sempre extremamente aflitivo." "Tem toda a razão", respondeu o fantasma educadamente. "Isso nunca me tinha ocorrido até agora, vou experimentar mudar de ares agora mesmo." E, com efeito, começou a desaparecer enquanto falava; aliás, as pernas já tinham desaparecido.

Charles Dickens, "Os Cadernos Póstumos do Clube Pickwick". Tradução de Margarida Vale de Gato.

Terça-feira, Fevereiro 2

carrots & turnips

Irmãs sem irmão

Duas irmãs sem irmão
Fizeram um de seda para o partilharem -
De seda branca e vermelha.
Para a cintura usaram videira de framboesa,
Os olhos negros, duas pedras preciosas.
Para as sobrancelhas sanguessugas.
Os dentes pequeninos um fio de pérolas.
Alimentaram-no com mel e açúcar
E disseram-lhe: primeiro comemos, depois falamos.

Poema popular sérvio, fixado por Charles Simic.

Segunda-feira, Fevereiro 1

Sopa de domingo

Hoje é domingo e, por isso, János agarra na panela e começa a fazer a sua sopa de domingo. Batatas, alho francês, cenouras, nabos, curgetes, agriões, feijão frade e cebolas. Mas – diabo! - faltam as cebolas.
- Ora bolas! – diz.
Aqui está uma contrariedade de que ele não estava à espera. János gosta muito de acrescentar cebola à sopa de domingo. Na verdade, só a ideia de fazer uma sopa sem cebola causa-lhe terríveis dores de dentes.
János fica muito sério durante trinta minutos. Nem uma pálpebra se mexe – o que é muito difícil de conseguir. Depois, de repente, perpassa-lhe um sorriso terrível pelos cantos da boca e no olhar reluz um clarão maldoso, capaz de gelar o mais corajoso dos leitores.