Quarta-feira, Janeiro 31

(...)
Essas ambiguidades, redundâncias e deficiências lembram as que o doutor Franz Kuhn atribui a certa enciclopédia chinesa intitulada Empório celestial de conhecimentos benévolos. Nas sua remotas páginas está escrito que os animais dividem-se em:
a) pertencentes ao imperador
b) embalsamados
c) amestrados
d) leões
e) sereias
f) fabulosos
g) cães soltos
h) incluídos nesta lista
i) que se agitam como loucos
j) inumeráveis
k) desenhados com um pincel finíssimo de pêlo de camelo
l) etc
m) que acabam de partir o jarrão
n) que de longe parecem moscas
Jorge Luis Borges, O idioma analítico de John Wilkins
Obscena
É hoje editado o primeiro número da revista "Obscena", um projecto editorial independente dedicado às artes performativas. A revista tem periodicidade mensal estando apenas disponível para download em pdf no site www.revistaobscena.com.
Lektion 55
(...) Es ist niemals ein Dokument der Kultur, ohne zugleich ein solches der Barbarei zu sein. Und wie es selbst nicht frei ist von Barbarei, so ist es auch der Prozeß der Überlieferung nicht, in der es von dem einen an den andern gefallen ist. Der historische Materialist rückt daher nach Maßgabe des Möglichen von ihr ab. Er betrachtet es als seine Aufgabe, die Geschichte gegen den Strich zu bürsten.
Walter Benjamin, Über den Begriff der Geschichte
Walter Benjamin, Über den Begriff der Geschichte
Terça-feira, Janeiro 30
L'Ange de l'Histoire

Voice les quatre dernières images de l´épisode 1b des Histoire(s) du cinéma. La première c'est un ange de Paul Klee. La deuxième c'est un plan de Soigne ta droite où Godard sort d'un avion avec un livre (L'Idiot) à la main. La troisième est un carton où est inscrite une phrase biblique qui tourne depuis longtemps dans le cinéma de Godard et qui a fini par devenir le titre d'un film d'Anne-Marie Miéville: «Ne te fais pas de mal, nous sommes tous encore ici.» La quatrième, enfin, est un plan célèbre de Vertigo, celui où James Stewart sauve Kim Novak de la noyade.
Le texte le plus nodal pour aborder l'entreprise godardienne depuis deux décennies est le dernier écrit de Walter Benjamin, ses Thèses sur l'Histoire rédigées au printemps 1940. Il y choisit un (autre) tableau de Klee, une aquarelle dénommée Angelus Novus, comme la meilleure allégorie, à ses yeux, de l'Ange de l'Histoire.
«On y voit, écrit-il, un ange qui a l'air de s'éloigner de quelque chose à quoi son regard semble rester rivé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche est ouverte et ses ailes sont déployées. Tel devra être l'aspect que présente l'Ange de l'Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où à notre regard à nous semble s'échelonner une suite d'événements, il n'y [en] a qu'un seul qui s'offre à ses regards à lui: une catastrophe sans modelation ni trêve, amoncelant les décombres et les projetant éternellement devant ses pieds. L'Ange voudrait bien se pencher sur ce désastre, panser les blessures et ressusciter les morts. Mais une tempête s'est levée, venant du Paradis; elle a gonflé les ailes déployées de l'Ange et il n'arrive plus à les replier. Cette tempête l'emporte vers l'avenir auquel l'Ange ne cesse de tourner le dos tandis que les décombres, en face de lui, montent au ciel. Nous donnos nom de Progrès à cette tempête.» Godard fréquente assidûment ces Thèses sur l'Histoire de Benjamin: il n'est qu'à voir les nombreuses phrases qu'il en a convoquées depuis dix ans dans ses films. Le clignotement qui surimpressionne l'Ange de Klee et l'image de Godard (ses bobines de film à la main, juste avant sa chute) ne laisse pas de doute: le cinéaste se représente en cette fin de siècle comme l'Ange de l'Histoire selon Benjamin. Dans la thèse 2, Benjamin définit la tache messianique de Rédemption du passé, à laquelle Godard s'est attelé, à sa façon, depuis dix ans: «Il y a un rendez-vous mystérieux entre les générations défuntes et celle dont nous faisons partie nous-mêmes. Nous avons été attendus sur terre. Car il nous est dévolu à nous comme à chaque équipe humaine qui nous précéda, une parcelle du pouvoir messianique. Le passé la réclame, a droit sur elle. pas moyen d'éluder sa sommation.»
C'est dans ce sens, celle d'une injonction à soi-même, qu'il faut entendre la phrase de Paul: «Ne te fais pas de mal, nous sommes tous encore ici.» Dans le sens d'une sommation imaginaire faite à Godard par ceux qui attendent de lui d'être sauvés des limbes du Purgatoire où ils sont des corps en souffrance ou des âmes errantes: nous sommes tous encore ici, à attendre de toi la Rédemption. Et Godard a la conviction qu'ils l'attendent de lui seul puisqu'il est celui qui a bien voulu se charger de cette mission. Aujourd'hui, il semble être arrivé, avec la fin des Histoire(s) du cinéma, au terme de cette mission qui a incontestablement marqué un (long) cycle dans son oeuvre.
(...)
Alain Bergala, Nul mieux que Godard
Já agora, e a despropósito
"In the field of the written word, Italians saw the Nobel prize-winning contemporary Portuguese writer Jose Saramago as a sure-fire international literary icon. 'The all-time favourites are those who really made an impact - who thought out of the box, but their innovations came here to stay,' said one Italian. 'Take Saramago, he is so unique his influence is going to last for centuries.'"
Aqui.
Aqui.
Ça, c'est le cinéma

Si tu dis que Copernic, vers 1540, a amené cette idée que le soleil a cessé de tourner autour de la Terre. Et si tu dis qu'à quelques années près, Vésale a publié De corporis humanis fabrica, où l'on voit l'intérieur du corps humain, le squelette, les écorchés. Bon, tu as Copernic dans un bouquin, et tu as Vésale... Et puis, quatre cents ans plus tard, tu as François Jacob qui dit: «La même année, Copernic et Vésale...» Eh bien là, il ne fait pas de la biologie, Jacob: il fait du cinéma. Et l'histoire n'est que là. De même quand Cocteau dit: si Rimbaud avait vécu, il serait mort la même année que le maréchal Pétain. Alors, tu vois le portrait de Rimbaud jeune, tu vois le portrait de Pétain en 1948, et tu mets les deux et là, tu as une histoire, tu as «de» l'histoire. Ça, c'est le cinéma.
Segunda-feira, Janeiro 29
Mnemosyne
O que Warburg fez no seu Atlas foi levar esta hipótese até às últimas consequências, até ao ponto em que julgou poder fazer o mapa das deslocações mnémicas, o que significa uma espacialização da história que a apresenta não de modo cronológico, mas como uma montagem sincrónica, em que nada se situa antes ou depois, mas sim ao lado, mais ou menos afastado. Este método de montagem de imagens (que já foi analisado na estreita relação com certas experiências das vanguardas artísticas que são suas contemporâneas) reflecte uma concepção da cultura como um complexo dos processos de circulação das formas expressivas. Na montagem, os símbolos visuais funcionam como um arquivo de memórias justapostas. E nisto, como bem reparou Matthew Rampley, ele pode ser comparado à Obra das Passagens, de Walter Benjamin. António Guerreiro | Aby Warburg e os Arquivos da Memória
O método deste trabalho: montagem literária. Não tenho nada para dizer. Apenas para mostrar. Não escamotearei nada de valioso, nem me apropriarei de formulações espirituosas. Mas os farrapos, o que cai dos dias: esses não vou inventariá-los. Vou deixar que afirmem os seus direitos da única forma possível: dando-lhes uso. [W. Benjamin, Das Passagenwerk, fragmento N1a, 8, traduzido por João Barrento]
(...) De facto, Warburg classificava os livros, não segundo a ordem alfabética ou aritmética, mas segundo os seus próprios interesses e o seu sistema de pensamento. Aquilo a que ele chamava a lei da “boa vizinhança” era o princípio que estava na base da sua Biblioteca: partir em busca de um livro deveria sempre conduzir a um outro que estava ao lado, que se revelaria mais importante do que aquele que tinha sido o objecto inicial da busca. Na descrição de Ernst Cassirer, esta Biblioteca era um verdadeiro labirinto que podia provocar algumas perturbações aos visitantes.
António Guerreiro | Aby Warburg e os Arquivos da Memória - Apresentação de um projecto
António Guerreiro | Aby Warburg e os Arquivos da Memória - Apresentação de um projecto
The horror! The horror!
...
Forthwith a change came over the waters, and the serenity became less brilliant but more profound. The old river in its broad reach rested unruffled at the decline of day, after ages of good service done to the race that peopled its banks, spread out in the tranquil dignity of a waterway leading to the uttermost ends of the earth. We looked at the venerable stream not in the vivid flush of a short day that comes and departs for ever, but in the august light of abiding memories. And indeed nothing is easier for a man who has, as the phrase goes, "followed the sea" with reverence and affection, that to evoke the great spirit of the past upon the lower reaches of the Thames. The tidal current runs to and fro in its unceasing service, crowded with memories of men and ships it had borne to the rest of home or to the battles of the sea. It had known and served all the men of whom the nation is proud, from Sir Francis Drake to Sir John Franklin, knights all, titled and untitled — the great knights-errant of the sea. It had borne all the ships whose names are like jewels flashing in the night of time, from the Golden Hind returning with her rotund flanks full of treasure, to be visited by the Queen's Highness and thus pass out of the gigantic tale, to the Erebus and Terror, bound on other conquests — and that never returned. It had known the ships and the men. They had sailed from Deptford, from Greenwich, from Erith — the adventurers and the settlers; kings' ships and the ships of men on 'Change; captains, admirals, the dark "interlopers" of the Eastern trade, and the commissioned "generals" of East India fleets. Hunters for gold or pursuers of fame, they all had gone out on that stream, bearing the sword, and often the torch, messengers of the might within the land, bearers of a spark from the sacred fire. What greatness had not floated on the ebb of that river into the mystery of an unknown earth! . . . The dreams of men, the seed of commonwealths, the germs of empires.
Heart of Darkness, by Joseph Conrad
Forthwith a change came over the waters, and the serenity became less brilliant but more profound. The old river in its broad reach rested unruffled at the decline of day, after ages of good service done to the race that peopled its banks, spread out in the tranquil dignity of a waterway leading to the uttermost ends of the earth. We looked at the venerable stream not in the vivid flush of a short day that comes and departs for ever, but in the august light of abiding memories. And indeed nothing is easier for a man who has, as the phrase goes, "followed the sea" with reverence and affection, that to evoke the great spirit of the past upon the lower reaches of the Thames. The tidal current runs to and fro in its unceasing service, crowded with memories of men and ships it had borne to the rest of home or to the battles of the sea. It had known and served all the men of whom the nation is proud, from Sir Francis Drake to Sir John Franklin, knights all, titled and untitled — the great knights-errant of the sea. It had borne all the ships whose names are like jewels flashing in the night of time, from the Golden Hind returning with her rotund flanks full of treasure, to be visited by the Queen's Highness and thus pass out of the gigantic tale, to the Erebus and Terror, bound on other conquests — and that never returned. It had known the ships and the men. They had sailed from Deptford, from Greenwich, from Erith — the adventurers and the settlers; kings' ships and the ships of men on 'Change; captains, admirals, the dark "interlopers" of the Eastern trade, and the commissioned "generals" of East India fleets. Hunters for gold or pursuers of fame, they all had gone out on that stream, bearing the sword, and often the torch, messengers of the might within the land, bearers of a spark from the sacred fire. What greatness had not floated on the ebb of that river into the mystery of an unknown earth! . . . The dreams of men, the seed of commonwealths, the germs of empires.
Heart of Darkness, by Joseph Conrad
strangers talk only about the weather #50
A tarde estava bonita. No céu azul por cima dos telhados das casas, as nuvens corriam à frente do vento como uma esquadra de veleiros. Talvez Konrad, durante o enterro, enquanto o padre, paramentado com uma pesada estola bordada a prata, murmurava as fórmulas rituais para o morto deitado na cova, tenha levantado uma vez o olhar e visto esse espectáculo das nuvens parecidas com veleiros como nunca antes as vira e talvez lhe tenha ocorrido então a ideia de ser capitão...
W.G. Sebald, "Os Anéis de Saturno"
W.G. Sebald, "Os Anéis de Saturno"
Domingo, Janeiro 28
Bruno: Quand on photographie un visage — regardez moi — on photographie l'âme qui est derrière... Vous avez l'air d'avoir peur, pourquoi?...
Veronica: Oui, j'ai peur... Je trouve que c'est comme si la police m'interroge.
Bruno: Oui, oui, un peu...
Veronica: Oui, j'ai peur... Je trouve que c'est comme si la police m'interroge.
Bruno: Oui, oui, un peu...
Sábado, Janeiro 27
Comportamento Animal

(Pátio da Inquisição 15H52 / Jardim Botânico, 13H39) Parámos, admirados, a olhar um para o outro.
(Campanhã) Enquanto subia as escadas rolantes junto à plataforma 8 vi aparecer o relógio que marcava quase 11h00; percebi então que estava dentro de um filme de Ozu. E é verdade, estou. Todos nós estamos. O mundo embrulhado em papel celofane japonês?
Condições de Possibilidades
A minha mãe costumava usar uma expressão que ao mesmo tempo me intrigava e me fascinava: dizia, por vezes, perante coisas com que não contava, "que não estava prevenida". Mais ou menos como quase sempre ao longo da minha vida, pensei que, um dia, este dito, me viria a dar jeito.
E a situação é fácil de resumir.
O comandante naufragou perto da costa, sem conseguir salvar o escrito em que contava algumas razões de ser desta exposição. Não restaram sequer registos das pequenas agitações do mar com a tinta das palavras que me permitiria reconstruir as linhas gerais do projecto. Por isso, vejo-me só e desprevenido e vou tentar, usando essa pequena sabedoria conservada, mostrar algumas ligações.
O nome é pomposo, Condições de Possibilidades, e não é original: pertence ao filósofo Immanuel Kant que usou estas palavras num pequeno livro que escreveu em 1770, Dissertação de 70, e no qual formulou pela primeira vez aquilo que mais tarde daria origem ao conceito de transcendental. E esta sua forma de passar das coisas para o estudo das condições de possibilidade de conhecimentos das mesmas mudou a filosofia ocidental, a nossa maneira de pensar e a minha maneira de pensar e de ver o mundo.
As imagens mais antigas vêm de um trabalho que o Albano me sugeriu que fizesse, ainda nos anos 80 do século passado, sobre o museu de zoologia da universidade: fascinou-me trabalhar sobre esse vasto mundo da taxidermia que reinventa posturas e olhares. E é aqui que tudo mais ou menos começa: a escuridão e o olhar.
Ainda falei destas coisas com o tão saudoso Pedro Miguel Frade: o olhar e o escuro, que deixa tudo ver, por oposto ao olhar da luz que se chama ofuscado ou encadeado, que deixa também ver e suspeitar de outras coisas. Interessam-me estes dois modos de olhar e também de deixar de ver e é sobre eles que tenho vindo a fazer coisas. Lembro-me bem do Pedro a falar-me dos textos do San Juan de la Cruz a propósito do escuro, da luz e da penumbra. Foram para mim muito importantes, muito muito muito importantes, como as reflexões do Gombrich. Falo disto tudo porque o olhar destes anónimos animais mortos, deixados à sorte do saber do taxidermista que não conheci, foram muito importantes para mim, também por razões de outra ordem, do coração por exemplo.
O Comportamento Animal cola com isto, tem que ver com a cabra, a raia, a vaca e os macacos.
Mas também temos a possibilidade de perceber, de imediato, que não vamos saber nada sobre coisa nenhuma. Tal como há o amor, também há o ódio à primeira vista. Sou do tipo secundário e esta série Desconhecimento Imediato está mais próxima de um campo restrito de experiências. Por exemplo, o Hoagy Carmichael compôs uma canção chamada "Baltimore Oriole", que acho das canções mais extraordinárias que ouvi até hoje mas cujo poema nunca me darei ao trabalho de procurar conhecer. O nosso coração está cheio de coisas que conhecemos mal ou que até ignoramos.
As caixas fazem parte de um trabalho de 90, The Secret Agent e são mostradas pela primeira vez na sua totalidade. Têm de tudo, entre o vazio e o cheio, o esquecimento, o remorso, a fortuna, o fim, as origens e a homenagem a um artista que sempre me impressionou, Joseph Cornell.
Sobre a Condição Humana pouco tenho a dizer, uma vez que tantos escreveram já sobre este assunto. Não é, neste sentido, uma série mas uma ocupação de sentidos.
Por último, Vasistas é uma declaração de origens, uma confissão de maneiras de trabalhar, de surpresas, de encontros e de desencontros e também mais um agradecimento a Georges Perec e a tantos outros que a modéstia (ou a vergonha) deixa calar.
São tudo condições e têm de ser vistas assim. Talvez a minha mãe e o I. Kant pudessem encontrar um espaço secreto de encontro e de entendimento, em que o estar prevenido e as condições de possibilidade pudessem desenhar um pequeno movimento de simpatia, como quem sabe que nunca poderá vir a conhecer em quem adivinha alguma afinidade.
Um dia, o comandante poderá voltar ao mesmo lado do mar e recuperar nessa altura, nas sempre inesperadas agitações das águas, os sentidos desencontrados. Temos sempre de ler, quando podemos e sempre que impossível, o Conrad, o Stevenson e Melville. Eu, pelo menos, penso assim.
— JORGE MOLDER
E a situação é fácil de resumir.
O comandante naufragou perto da costa, sem conseguir salvar o escrito em que contava algumas razões de ser desta exposição. Não restaram sequer registos das pequenas agitações do mar com a tinta das palavras que me permitiria reconstruir as linhas gerais do projecto. Por isso, vejo-me só e desprevenido e vou tentar, usando essa pequena sabedoria conservada, mostrar algumas ligações.
O nome é pomposo, Condições de Possibilidades, e não é original: pertence ao filósofo Immanuel Kant que usou estas palavras num pequeno livro que escreveu em 1770, Dissertação de 70, e no qual formulou pela primeira vez aquilo que mais tarde daria origem ao conceito de transcendental. E esta sua forma de passar das coisas para o estudo das condições de possibilidade de conhecimentos das mesmas mudou a filosofia ocidental, a nossa maneira de pensar e a minha maneira de pensar e de ver o mundo.
As imagens mais antigas vêm de um trabalho que o Albano me sugeriu que fizesse, ainda nos anos 80 do século passado, sobre o museu de zoologia da universidade: fascinou-me trabalhar sobre esse vasto mundo da taxidermia que reinventa posturas e olhares. E é aqui que tudo mais ou menos começa: a escuridão e o olhar.
Ainda falei destas coisas com o tão saudoso Pedro Miguel Frade: o olhar e o escuro, que deixa tudo ver, por oposto ao olhar da luz que se chama ofuscado ou encadeado, que deixa também ver e suspeitar de outras coisas. Interessam-me estes dois modos de olhar e também de deixar de ver e é sobre eles que tenho vindo a fazer coisas. Lembro-me bem do Pedro a falar-me dos textos do San Juan de la Cruz a propósito do escuro, da luz e da penumbra. Foram para mim muito importantes, muito muito muito importantes, como as reflexões do Gombrich. Falo disto tudo porque o olhar destes anónimos animais mortos, deixados à sorte do saber do taxidermista que não conheci, foram muito importantes para mim, também por razões de outra ordem, do coração por exemplo.
O Comportamento Animal cola com isto, tem que ver com a cabra, a raia, a vaca e os macacos.
Mas também temos a possibilidade de perceber, de imediato, que não vamos saber nada sobre coisa nenhuma. Tal como há o amor, também há o ódio à primeira vista. Sou do tipo secundário e esta série Desconhecimento Imediato está mais próxima de um campo restrito de experiências. Por exemplo, o Hoagy Carmichael compôs uma canção chamada "Baltimore Oriole", que acho das canções mais extraordinárias que ouvi até hoje mas cujo poema nunca me darei ao trabalho de procurar conhecer. O nosso coração está cheio de coisas que conhecemos mal ou que até ignoramos.
As caixas fazem parte de um trabalho de 90, The Secret Agent e são mostradas pela primeira vez na sua totalidade. Têm de tudo, entre o vazio e o cheio, o esquecimento, o remorso, a fortuna, o fim, as origens e a homenagem a um artista que sempre me impressionou, Joseph Cornell.
Sobre a Condição Humana pouco tenho a dizer, uma vez que tantos escreveram já sobre este assunto. Não é, neste sentido, uma série mas uma ocupação de sentidos.
Por último, Vasistas é uma declaração de origens, uma confissão de maneiras de trabalhar, de surpresas, de encontros e de desencontros e também mais um agradecimento a Georges Perec e a tantos outros que a modéstia (ou a vergonha) deixa calar.
São tudo condições e têm de ser vistas assim. Talvez a minha mãe e o I. Kant pudessem encontrar um espaço secreto de encontro e de entendimento, em que o estar prevenido e as condições de possibilidade pudessem desenhar um pequeno movimento de simpatia, como quem sabe que nunca poderá vir a conhecer em quem adivinha alguma afinidade.
Um dia, o comandante poderá voltar ao mesmo lado do mar e recuperar nessa altura, nas sempre inesperadas agitações das águas, os sentidos desencontrados. Temos sempre de ler, quando podemos e sempre que impossível, o Conrad, o Stevenson e Melville. Eu, pelo menos, penso assim.
— JORGE MOLDER
Não é no sofrimento que provoca (pois todo o sofrimento tem um fim), não é aí que reside a consagração da dor. Só descobrimos depois: é na deformação profunda, física e indelével que deixa (um corpo aleijado).
Sexta-feira, Janeiro 26
Uma história
"- E eu vou contar-lhe uma - disse Bruno, começando à pressa, com medo de que Sylvie partisse antes dele. - Uma vez um rato... um muito minúsculo rato... um tão minúsculo ratinho! Nunca viu um tão minúsculo...
- Nada lhe aconteceu, Bruno? - perguntei. - Não tem mais nada para dizer-nos tirando que era minúsculo?
- Nunca lhe aconteceu nada - respondeu solenemente Bruno. (...) Era demasiado minúsculo - repetiu -, e, se alguma coisa lhe acontecesse, teria morrido, pois era tão pequeno!"
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
- Nada lhe aconteceu, Bruno? - perguntei. - Não tem mais nada para dizer-nos tirando que era minúsculo?
- Nunca lhe aconteceu nada - respondeu solenemente Bruno. (...) Era demasiado minúsculo - repetiu -, e, se alguma coisa lhe acontecesse, teria morrido, pois era tão pequeno!"
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
É uma boa ideia. Anoto num papel: ir a Stromboli (vulcões) em Março.
a beleza do mundo

... Dormir é um velho truque que eu aprendi com Tolstói mas também vendo Rossellini. Outro dia, li no Libération uma coisa aterrorizante. Um diretor francês reclamava que era um insone crônico. Então eu disse para mim mesmo: mas esse pobre senhor, quando ele chega no set de filmagem para fazer seu trabalho, deve morrer de sono, então é inumano que ele não possa pedir licença para repousar um pouquinho. É o que todo mundo faria em circunstâncias semelhantes. O ideal é conseguir chegar num set com o frescor de uma rosa e a agilidade de um verdadeiro caçador diante de sua presa. Para melhor poder saudar a beleza do mundo, claro. E a beleza do mundo, sabemos, é a beleza do cinema.
João César Monteiro (com sotaque brasileiro) para Ángel
— Almira Gulch. Just because you own half the town doesn't mean that you have the power to run the rest of us!
Insistem em meter na minha caixa do correio a revista editada pela Câmara Municipal do Porto. Recuso-me a ler esta revista, detesto o seu discurso presunçoso e também a forma nada transparente (mas legal, oh sim, eles conhecem as leis) como é feita. Dentro do envelope de plástico da última edição vinha também um papelinho dobrado em acordeão (7 laudas, 14 por 10 centimetros); é a nova agenda cultural, não da cidade (que desaparece a olhos vistos), mas da área metropolitana.
Chama-se iporto:01 — assim mesmo, com um "i" modernaço a esconder a falta do resto — e dá conta do que se passa nos 14 concelhos, de Janeiro a Março, nas seguintes áreas: música, dança, teatro, esposições, serviço educativo, jovem, ar livre, festivais e etc. Não existe cinema; o Fantasporto aparece na secção "festivais" e as sessões do Cineclube de Vila do Conde em "etc" (com a informação lacónica: "filme a anunciar"). Nenhuma referência, por exemplo, ao resistente "Sabor de Cinema" que regressa no próximo domingo a Serralves. Há muitos mais defeitos e falhas a apontar a esta agenda atabalhoada, mas não vale a pena. Deitei fora o papel, não me serve para nada.
Chama-se iporto:01 — assim mesmo, com um "i" modernaço a esconder a falta do resto — e dá conta do que se passa nos 14 concelhos, de Janeiro a Março, nas seguintes áreas: música, dança, teatro, esposições, serviço educativo, jovem, ar livre, festivais e etc. Não existe cinema; o Fantasporto aparece na secção "festivais" e as sessões do Cineclube de Vila do Conde em "etc" (com a informação lacónica: "filme a anunciar"). Nenhuma referência, por exemplo, ao resistente "Sabor de Cinema" que regressa no próximo domingo a Serralves. Há muitos mais defeitos e falhas a apontar a esta agenda atabalhoada, mas não vale a pena. Deitei fora o papel, não me serve para nada.
Quinta-feira, Janeiro 25
My future will not copy fair my past. Porque em cada coisa existe a possibilidade do seu contrário, também assim na extrema fraqueza surge por vezes uma força inaudita — emerge como um géiser.
E como terminou tudo isso?
"- O que estava eu a dizer? Oh!, qualquer coisa que o senhor ia contar-me. Sim. Que espécie de professores aprecia mais no seu país: aqueles cujas palavras são fáceis de compreender ou aqueles que nos intrigam perpetuamente?
Tive de admitir que, em geral, prezávamos mais os professores que não compreendíamos inteiramente.
- É isso - disse Mein Herr. - É assim que isso começa. Ora bem, encontrávamo-nos nesse nível há cerca de oitenta anos, ou talvez noventa? O nosso professor favorito tornava-se ano a ano mais obscuro; e todos os anos admirávamo-lo mais, tal como os vossos amadores de arte podem negligenciar o mais belo traço de uma paisagem e admirar freneticamente o que nem sequer podem ver! Agora vou dizer-lhe como isto acabou. A disciplina preferida do nosso ídolo era a filosofia moral. Os seus alunos não compreendiam uma palavra e, por isso, aprendiam os seus cursos de cor; e, quando chegava o momento do exame, recopiavam-nos; e os correctores diziam: 'Soberbo, que profundidade!'
- Mas que bem tiravam disso esses jovens?
- Não está a ver? - respondeu Mein Herr. - Tornavam-se por sua vez professores e repetiam as mesmas coisas; e os seus alunos escreviam-nas; e os examinadores aprovavam-nas; e ninguém fazia a sombra de uma ideia do que aquilo queria dizer!
- E como terminou tudo isso?
- Desta maneira; um belo dia, acordámos ao descobrir que ninguém possuía o mínimo conhecimento em matéria de filosofia moral. Então abolimos tudo, professores, cursos, correctores, tudo. E, se alguém queria aprender alguma coisa em filosofia, tinha de fazê-lo sozinho."
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Tive de admitir que, em geral, prezávamos mais os professores que não compreendíamos inteiramente.
- É isso - disse Mein Herr. - É assim que isso começa. Ora bem, encontrávamo-nos nesse nível há cerca de oitenta anos, ou talvez noventa? O nosso professor favorito tornava-se ano a ano mais obscuro; e todos os anos admirávamo-lo mais, tal como os vossos amadores de arte podem negligenciar o mais belo traço de uma paisagem e admirar freneticamente o que nem sequer podem ver! Agora vou dizer-lhe como isto acabou. A disciplina preferida do nosso ídolo era a filosofia moral. Os seus alunos não compreendiam uma palavra e, por isso, aprendiam os seus cursos de cor; e, quando chegava o momento do exame, recopiavam-nos; e os correctores diziam: 'Soberbo, que profundidade!'
- Mas que bem tiravam disso esses jovens?
- Não está a ver? - respondeu Mein Herr. - Tornavam-se por sua vez professores e repetiam as mesmas coisas; e os seus alunos escreviam-nas; e os examinadores aprovavam-nas; e ninguém fazia a sombra de uma ideia do que aquilo queria dizer!
- E como terminou tudo isso?
- Desta maneira; um belo dia, acordámos ao descobrir que ninguém possuía o mínimo conhecimento em matéria de filosofia moral. Então abolimos tudo, professores, cursos, correctores, tudo. E, se alguém queria aprender alguma coisa em filosofia, tinha de fazê-lo sozinho."
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Book snobbery in Britain
A third of British adults have lied about reading a book to appear more intelligent according to a new survey.
A cunning 33 per cent of adults have confessed to reading challenging literature to appear well-read, when in fact they haven’t a clue what the book is about.
But 40 per cent of people said they lied about reading certain books just so they could join in with conversation.
One in ten men said they would fib about reading a certain book to impress the opposite sex according to the poll of over 4000 bookworms conducted by the Museums, Libraries and Archive Council (MLA).
(...)
Top ten books we lie about reading
1. The Lord of the Rings – J.R.R Tolkien
2. War and Peace – Leo Tolstoy
3. Wuthering Heights – Emily Bronte
4. Men are from Mars, Women are from Venus – John Gray
5. 1984 – George Orwell
6. Harry Potter and the Philosophers Stone – J.K Rowling
7. Great Expectations – Charles Dickens
8. Jane Eyre – Charlotte Bronte
9. The Da Vinci Code – Dan Brown
10. Diary of Anne Frank – Anne Frank
Texto integral disponível aqui.
A cunning 33 per cent of adults have confessed to reading challenging literature to appear well-read, when in fact they haven’t a clue what the book is about.
But 40 per cent of people said they lied about reading certain books just so they could join in with conversation.
One in ten men said they would fib about reading a certain book to impress the opposite sex according to the poll of over 4000 bookworms conducted by the Museums, Libraries and Archive Council (MLA).
(...)
Top ten books we lie about reading
1. The Lord of the Rings – J.R.R Tolkien
2. War and Peace – Leo Tolstoy
3. Wuthering Heights – Emily Bronte
4. Men are from Mars, Women are from Venus – John Gray
5. 1984 – George Orwell
6. Harry Potter and the Philosophers Stone – J.K Rowling
7. Great Expectations – Charles Dickens
8. Jane Eyre – Charlotte Bronte
9. The Da Vinci Code – Dan Brown
10. Diary of Anne Frank – Anne Frank
Texto integral disponível aqui.
Quarta-feira, Janeiro 24
Lapsus linguae. Queria dizer que não sou uma pessoa prática mas saiu-me: "não sou praticável".
Fiquei admirada com a frase e calei-me por uns segundos para pensar se valia a pena corrigir ou não.
Fiquei admirada com a frase e calei-me por uns segundos para pensar se valia a pena corrigir ou não.
Um fragmento de Walter Benjamim. Precioso. Para ler no escrito a lápis.
a difusão de ilusões bonitas mas pouco fiáveis
Volto a ler "A bela adormecida" de Walser e naquela meia dúzia de linhas (a segunda fala do forasteiro) descubro um tratado filosófico sobre a coreografia dos mais pequenos (e amáveis) pensamentos.
...Tudo é sonhável: as nossas casas, trabalho, negócio, o sustento diário, as cidades, os campos e a luz e o sol. E ninguém pode afirmar que compreende. O entendimento aparece sempre fragmentado, nunca de outro modo.
...Tudo é sonhável: as nossas casas, trabalho, negócio, o sustento diário, as cidades, os campos e a luz e o sol. E ninguém pode afirmar que compreende. O entendimento aparece sempre fragmentado, nunca de outro modo.
Lars Soltek
Não há nada – disse Lars Soltek, colocando a voz como um barítono -, não há nada como um copo do bom velho Tokaji, eis o que eu digo. Tomou então uma rápida golada e, como é evidente, engasgou-se.
珈琲時光

A Lídia acena-me com o Café Lumière: The opening shot of this pensive masterpiece is the Shochiku Studio logo, former studio of the great Yasujiro Ozu. Cut to a scene of a young woman on the telephone that is shot in long take from the fixed frame of a low angle camera. Move onto the following scene that has the same young woman on a train, insert a well-timed jump cut and suddenly, as if awakening from a dream, we find the vision of Yasujiro Ozu is no more, and the reality that this is in fact a Hou Hsiao-hsien film, begins to take form ...
os nomes
[para o Rui Lage, que tem um livro chamado Revólver]
Ferdinand: Un poète qui s'appelle revolver...
Marianne: Robert Browning
Ferdinand: Pour échapper
Marianne: Jamais
Ferdinand: Bien aimé
Marianne:Tant que je serais moi
Ferdinand: Et que tu seras toi
Marianne: Aussi longtemps que nous vivrons tous les deux
Ferdinand: Moi qui t'aime
Marianne: Et toi qui me repousses
Ferdinand: Tant que l'un voudra fuir
Marianne: Cela ressemble trop à la fatalité
Elisabeth Browning: Mon futur ne copiera mon passé
Ferdinand: Un poète qui s'appelle revolver...
Marianne: Robert Browning
Ferdinand: Pour échapper
Marianne: Jamais
Ferdinand: Bien aimé
Marianne:Tant que je serais moi
Ferdinand: Et que tu seras toi
Marianne: Aussi longtemps que nous vivrons tous les deux
Ferdinand: Moi qui t'aime
Marianne: Et toi qui me repousses
Ferdinand: Tant que l'un voudra fuir
Marianne: Cela ressemble trop à la fatalité
Elisabeth Browning: Mon futur ne copiera mon passé
Canção de Lisboa
"O protocolo de Cedência e Concessão de Exploração do Teatro Rivoli vai pôr nos bolsos de Filipe La Féria 5,6 milhões de euros/ano. São os números da receita líquida que constam da proposta entregue à Câmara Municipal do Porto, recentemente aprovada por Rui Rio, à qual o Expresso teve acesso.
De acordo com o documento apresentado pelo produtor, o valor médio de um bilhete para um espectáculo infanto-juvenil, no pequeno auditório do teatro, ronda os 22 euros, quando a prática corrente para esse tipo de espectáculos não ultrapassa os três euros. (...)
O patrão do Politeama propõe como serviço público para o Rivoli uma programação baseada na projecção mediática e nos espectáculos de sucesso já apresentados em Lisboa. A começar pelo musical acabado de estrear na Capital, 'Miss Daisy', La Féria chega ao ponto de programar musicais encenados por si há mais de uma década ('Jesus Christ Superstar', por exemplo), retoma 'A Canção de Lisboa' ou 'Wanda Stuart' e por aí fora."
De um artigo no "Expresso". Mas há mais.
De acordo com o documento apresentado pelo produtor, o valor médio de um bilhete para um espectáculo infanto-juvenil, no pequeno auditório do teatro, ronda os 22 euros, quando a prática corrente para esse tipo de espectáculos não ultrapassa os três euros. (...)
O patrão do Politeama propõe como serviço público para o Rivoli uma programação baseada na projecção mediática e nos espectáculos de sucesso já apresentados em Lisboa. A começar pelo musical acabado de estrear na Capital, 'Miss Daisy', La Féria chega ao ponto de programar musicais encenados por si há mais de uma década ('Jesus Christ Superstar', por exemplo), retoma 'A Canção de Lisboa' ou 'Wanda Stuart' e por aí fora."
De um artigo no "Expresso". Mas há mais.
Terça-feira, Janeiro 23
súbito aquecimento nocturno: The Scarlet Empress, de Josef von Sternberg, às 22h10 na RTPmemória.
Regresso de um almoço (onde tentei descrever o cinema de Ozu numa frase sem o conseguir) carregada de livros. Abro um deles à sorte:
— Há qualquer coisa nas taças de chá que atrai as mulheres — disse Kikuji.
— Há qualquer coisa nas taças de chá que atrai as mulheres — disse Kikuji.
dans l'ombre de Benjamin
Velasquez, après cinquante ans, ne peignait plus jamais une chose définie. Il errait autour des objets avec l'air et le crépuscule, il surprenait dans l'ombre et la transparence des fonds les palpitations colorées dont il faisait le centre invisible de sa symphonie silencieuse... [encore Élie Faure]
strangers talk only about the weather #49

A cidade transformou-se numa nuvem gelada. Deviamos fazer como aquela mulher da história de Cage e passar o resto do dia na cama. [07h UTC | PORTO (P.RUBRAS) 1.6 ºC | 93 % | 0.0 mm]. O rádio ligado.
O limoeiro
Ao cabo de muitos anos bem contados, ao longo dos quais praticou muito esforçadamente a paciência, o limoeiro fartou-se do pequeno quintal nas traseiras da casa de Ondrej Schwinder e decidiu ir-se embora. Saiu pé ante pé para não incomodar Ondrej, que naquele preciso momento acariciava pensativamente o queixo.
Eis a coisa mais simples do mundo: um limoeiro sair de casa e começar a caminhar por aí. Admiro-me como isso acontece tão poucas vezes.
Eis a coisa mais simples do mundo: um limoeiro sair de casa e começar a caminhar por aí. Admiro-me como isso acontece tão poucas vezes.
Um processo simples e curto
"- Na sua terra - começou Mein Herr com uma brusquidão impressionante -, que fazem a todo o tempo perdido?
Lady Muriel pareceu muito séria.
- Quem sabe? - disse a meia voz. - Tudo o que se sabe é que ele passou... irrevogavelmente!
- Ora bem, no meu... quero dizer num país que visitei - disse o velhote -, é armazenado; e pode ser muito útil, anos depois! Por exemplo, suponha que tem à sua frente um serão aborrecido: ninguém com quem falar, nada que fazer; e, no entanto, tem horas diante de si antes de se ir deitar. Que faz?
- Fico furiosa - admitiu ela francamente -, e sinto vontade de atirar as coisas para o meio do chão!
- Quando isso acontece a... em casa de pessoas que visitei, elas nunca agem assim. Graças a um processo simples e curto, que não posso explicar-lhe, armazenam as horas inúteis; e, em certas ocasiões, quando calham de necessitar de um suplemento de tempo, tiram-nas para fora."
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Lady Muriel pareceu muito séria.
- Quem sabe? - disse a meia voz. - Tudo o que se sabe é que ele passou... irrevogavelmente!
- Ora bem, no meu... quero dizer num país que visitei - disse o velhote -, é armazenado; e pode ser muito útil, anos depois! Por exemplo, suponha que tem à sua frente um serão aborrecido: ninguém com quem falar, nada que fazer; e, no entanto, tem horas diante de si antes de se ir deitar. Que faz?
- Fico furiosa - admitiu ela francamente -, e sinto vontade de atirar as coisas para o meio do chão!
- Quando isso acontece a... em casa de pessoas que visitei, elas nunca agem assim. Graças a um processo simples e curto, que não posso explicar-lhe, armazenam as horas inúteis; e, em certas ocasiões, quando calham de necessitar de um suplemento de tempo, tiram-nas para fora."
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Segunda-feira, Janeiro 22
O Diário Dócil
Eu já escrevi isto várias vezes. Mas não consigo deixar de repetir: este blogue é extraordinário. Eu sei que nos dias que correm (os dias usam sapatilhas) a palavra "extraordinário" vale muito pouco. Mas para mim ainda serve. E dito isto calo-me de novo.
a prática de geometria no jardim

... Porque os geómetras e todos aqueles que agem metodicamente, se impõem nomes às coisas, é só para abreviar o discurso, não para diminuir ou mudar a ideia das coisas sobre que discorrem. E pretendem que a mente prefira sempre a definição inteira aos termos curtos, que só utilizam para evitar a confusão que vem com a multidão das palavras.
Blaise Pascal, "Do espírito geométrico e da arte de persuadir", tradução de Henrique Barrilaro Ruas,
colecção Elementos do Sudeste #3 da Porto Editora
Na Sargadelos
"Encontra-se patente, até 28 de Fevereiro, na Galeria Sargadelos (Rua Mouzinho da Silveira, 294, Porto), a exposição 'Portugal e Galiza: um passado comum', produzida, em exclusivo para a referida galeria, pelo Instituto Galego de Informação (Santiago de Compostela).
Paralelamente, em mostra simultânea, o visitante poderá ainda ficar a conhecer um pouco melhor o Laboratório de Formas, que esteve na base da recuperação da Sargadelos, nos anos 60, projecto esse idealizado por dois pintores e um arquitecto galegos: Isaac Diaz Pardo, Luís Seoane (também poeta) e Andrés Fernandez-Albalat."
Paralelamente, em mostra simultânea, o visitante poderá ainda ficar a conhecer um pouco melhor o Laboratório de Formas, que esteve na base da recuperação da Sargadelos, nos anos 60, projecto esse idealizado por dois pintores e um arquitecto galegos: Isaac Diaz Pardo, Luís Seoane (também poeta) e Andrés Fernandez-Albalat."
Mais Borges
Here are excerpts from two of the six Norton Lectures that Jorge Luis Borges delivered at Harvard University in the fall of 1967 and spring of 1968. The recordings of these six lectures, only lately discovered in the Harvard University Archives, uniquely capture the cadences, candor, wit, and remarkable erudition of one of the most extraordinary and enduring literary voices of our age. Through a twist of fate that the author of Labyrinths himself would have relished, these lost lectures return to us now - in Borges's own voice.
dans l'ombre de Benjamin
Ce qui plonge dans la lumière est le retentissement de ce que submerge la nuit. Ce que submerge la nuit prolonge dans l'invisible ce qui plonge dans la lumière. La pensée, le regard, le verbe, l’action relient ce front, cet œil, cette bouche, cette main aux volumes, à peine aperçus dans l'ombre, des têtes et des corps inclinés autour d'une naissance, d’une agonie ou d'une mort... [Élie Faure sur Rembrandt] et Il y a aussi ce qui plonge dans le silence.
A canção do pica-peixe
O Pica-Peixe cortejava a Joaninha...
Cantem feijões, cantem Ossos, cantem Borboletas!
'Descubram-me o meu igual', disse ele.
'Com uma cabeça tão nobre...
Com uma tal barba, tão alva como coalhada...
com olhos tão expressivos!'
"'Contudo os alfinetes têm cabeças'", disse a Joaninha...
Cantem ameixas, cantem Camarões, cantem Prímulas!
'E, onde os espetarem,
Ficam, e assim um alfinete
É muito mais de preferir
A alguém que nunca fica quieto!'
"'As ostras têm barbas, disse a Joaninha...
Cantem Moscas, Cantem Rãs, cantem Cordas de Violino!
'Amo-as, porque sei
Que Elas nunca tagarelam assim.
Não diriam uma única palavra...
Mesmo se as coroarmos Rainhas!'
"'As Agulhas têm olhos', disse a Joaninha...
Cantem Gatos, cantem Rolhas, cantem Primaveras!
'E são aguçadas... justamente o que
Vossa Majestade não é:
Por isso afaste-se... é demasiado absurdo
Vir cortejar-me a mim!'"
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Cantem feijões, cantem Ossos, cantem Borboletas!
'Descubram-me o meu igual', disse ele.
'Com uma cabeça tão nobre...
Com uma tal barba, tão alva como coalhada...
com olhos tão expressivos!'
"'Contudo os alfinetes têm cabeças'", disse a Joaninha...
Cantem ameixas, cantem Camarões, cantem Prímulas!
'E, onde os espetarem,
Ficam, e assim um alfinete
É muito mais de preferir
A alguém que nunca fica quieto!'
"'As ostras têm barbas, disse a Joaninha...
Cantem Moscas, Cantem Rãs, cantem Cordas de Violino!
'Amo-as, porque sei
Que Elas nunca tagarelam assim.
Não diriam uma única palavra...
Mesmo se as coroarmos Rainhas!'
"'As Agulhas têm olhos', disse a Joaninha...
Cantem Gatos, cantem Rolhas, cantem Primaveras!
'E são aguçadas... justamente o que
Vossa Majestade não é:
Por isso afaste-se... é demasiado absurdo
Vir cortejar-me a mim!'"
Lewis Carroll, "Sylvie e Bruno".
Tradução de João Costa.
Domingo, Janeiro 21
strangers talk only about the weather #48
Agora há também uma câmara em Velas, S. Jorge. Às vezes, ao fundo, vê-se o Pico — esta é uma das minhas actividades insulares preferidas: observar as outras ilhas a aparecer e desaparecer no horizonte.
et la phrase peut réellement re-venir
... Au début des années quatre-vingt, c'était la phrase de Rilke sur la terreur et la beauté que nous sommes capables de supporter. Mais chaque fois que Godard, dans un entretien ou dans un film, fait revenir une de ces phrases mi-oraculaires mi-mots d'ordre, ce n'est jamais tout à fait sous la même forme, qu'elle soit de Bresson, de Rilke, d'Elie Faure ou de Saint-Paul: um mot change, déplaçant trés légèrement la proposition, sans pour autant la détourner véritablement de son sens premier. Juste une retouche. Comme si, à chaque fois, il hésitait entre plusieurs traductions, entre plusieurs interprétations qui ne présenteraient entre elles que de minuscules différences. (...)
Alain Bergala, Nul mieux que Godard
Alain Bergala, Nul mieux que Godard
Oui, c'est ça
«La beauté, dit l'oncle Jean dans Prénom Carmen, c'est le commencement de la terreur que nous sommes capables de supporter.»
Wer, wenn ich schriee, hörte mich denn aus der Engel
Ordnungen? und gesetzt selbst, es nähme
einer mich plötzlich ans Herz: ich verginge von seinem
stärkeren Dasein. Denn das Schöne ist nichts
als des Schrecklichen Anfang, den wir noch grade ertragen,
und wir bewundern es so, weil es gelassen verschmäht,
uns zu zerstören. Ein jeder Engel ist schrecklich.
...
Wer, wenn ich schriee, hörte mich denn aus der Engel
Ordnungen? und gesetzt selbst, es nähme
einer mich plötzlich ans Herz: ich verginge von seinem
stärkeren Dasein. Denn das Schöne ist nichts
als des Schrecklichen Anfang, den wir noch grade ertragen,
und wir bewundern es so, weil es gelassen verschmäht,
uns zu zerstören. Ein jeder Engel ist schrecklich.
...

... Provavelmente, são as recordações enterradas que conferem esse singular hiperrealismo ao que vemos em sonhos. Mas talvez seja outra coisa, algo de nebuloso, de velado que faz com que, paradoxalmente, tudo nos apareça mais nítido em sonhos. Um pequeno charco de água torna-se um lago, uma brisa, uma ventania, uma mancheia de pó, um deserto, um grão de enxofre no sangue, um fogo vulcânico. Que teatro é esse em que somos ao mesmo tempo dramaturgo, actor, maquinista, cenógrafo e público? Será preciso, para atravessar o espaço do sono, mais ou menos entendimento do que o que levámos para a cama?
W.G. Sebald, "Os Anéis de Saturno", página 81 | fotografia de Gregory Crewdson
Sábado, Janeiro 20
FIAMA
Definiríamos do mesmo modo a estranha poesia, o animal magnífico que sei habitar um dos seus bestiários. Semelhanças — um certo ar de família — eclodiriam no recíproco amplexo definicional. Como num desses exercícios em que alguém procura o entendimento que uma assembleia tem do que é uma ave. Que mapa se desenha quando alguém diz a palavra «ave»? E cúmplices — de uma amizade intransigente — são aqueles que na palavra «ave» vêem o assombro. Um pavão que desdobra a sua cauda e grita na noite? Melhor seria considerar o cisne, o enorme cisne vertical a deslizar em silêncio sobre a água. Talvez fosse assim que em acordo víssemos o mundo. Haveria o lento e imenso deslizar do cisne. Haveria o tempo em suas múltiplas, insondáveis metáforas. Haveria água. E haveria o sentimento de a profunda água ser mutável
Luís Quintais
Luís Quintais
Avenida Fernão de Magalhães, Praça Velasquez
O cartaz continua no mesmo sítio, cruzo-me com ele quando vou buscar leite e pão ao supermercado. Lá está Ventura como se fosse meu vizinho, com o seu fato preto, a camisa branca, o sofá vermelho — inteiro e belo. Páro a olhar para ele e por uns segundos acredito na dignidade do mundo.
Atravesso o jardim para ver as bancas dos livros. Só há uma, vasculho mas nada me interessa, talvez o livro de Voltaire? Pergunto à senhora quanto custa o "Tratado sobre a Tolerância"; ela está sentada no banco do jardim a comer bagos de uva, "o meu filho é que sabe os preços, ele vem já". No regresso das compras acabo por o trazer — a tolerância, entre o peixe e o pão, parece-me justo.
Atravesso o jardim para ver as bancas dos livros. Só há uma, vasculho mas nada me interessa, talvez o livro de Voltaire? Pergunto à senhora quanto custa o "Tratado sobre a Tolerância"; ela está sentada no banco do jardim a comer bagos de uva, "o meu filho é que sabe os preços, ele vem já". No regresso das compras acabo por o trazer — a tolerância, entre o peixe e o pão, parece-me justo.
Sexta-feira, Janeiro 19
4b Les signes parmis nous
pour l’amour de quel lever de rideau nous dépouillons-nous de nos rêves comment osons-nous au réveil les porter à la lumière. [Un passage d’un écrit théologique de jeunesse de Benjamin]
ô dans la lumière chacun de nous porte autour de soi les rêves invisibles la musique nous élève tous
jusqu’à ce trait de lumière tu sais qui jaillit sous le rideau quand un orchestre accorde ses violons la danse commence alors nos mains glissent et se séparent nos regards s’abîment les uns dans les autres nos corps s’effleurent avec précaution chacun évite de réveiller l’autre du rêve de lui faire regagner l’obscurité quitter la nuit de la nuit qui n’est pas le jour comme nous nous aimons [Les Yeux verts, Duras]
c’est d’ailleurs ce que j’aime en général au cinéma une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d’explication [Manoel de Oliveira]
ô dans la lumière chacun de nous porte autour de soi les rêves invisibles la musique nous élève tous
jusqu’à ce trait de lumière tu sais qui jaillit sous le rideau quand un orchestre accorde ses violons la danse commence alors nos mains glissent et se séparent nos regards s’abîment les uns dans les autres nos corps s’effleurent avec précaution chacun évite de réveiller l’autre du rêve de lui faire regagner l’obscurité quitter la nuit de la nuit qui n’est pas le jour comme nous nous aimons [Les Yeux verts, Duras]
c’est d’ailleurs ce que j’aime en général au cinéma une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d’explication [Manoel de Oliveira]
The current
These fish have no eyes
these silver fish that come to me in dreams,
scattering their roe and milt
in the pockets of my brain.
But there's one that comes —
heavy, scarred, silent like the rest,
that simply holds against the current,
closing its dark mouth against
the current, closing and opening
as it holds to the current.
Raymond Carver
these silver fish that come to me in dreams,
scattering their roe and milt
in the pockets of my brain.
But there's one that comes —
heavy, scarred, silent like the rest,
that simply holds against the current,
closing its dark mouth against
the current, closing and opening
as it holds to the current.
Raymond Carver
Quinta-feira, Janeiro 18
ah a graça do amor, já não vou trabalhar...
Um bocado parva a minha mania de gostar de canções com assobio; mas levitar sobre o Tejo parece-me actividade muito salutar. Ou então, uma viagem de balão com distribuição gratuita de gelados Rajá?
O que eu queria mesmo, era esquecer os compromissos e ir ao Louvre. A vida é difícil, sempre foi.
O que eu queria mesmo, era esquecer os compromissos e ir ao Louvre. A vida é difícil, sempre foi.
"- Que bela noite! - disse eu, quando chegámos à altura um do outro.
- Muito bela, com efeito - disse ele. - De onde vem o senhor? Caiu do céu?
- Sigo o mesmo caminho do senhor - disse eu, e nenhuma outra explicação pareceu necessária.
- Quer um charuto?
- Obrigado, não fumo.
- Existe um manicómio por aqui?
- Que eu saiba não.
- Julgava."
Lewis Carroll, Sylvie e Bruno.
Tradução de João Costa.
- Muito bela, com efeito - disse ele. - De onde vem o senhor? Caiu do céu?
- Sigo o mesmo caminho do senhor - disse eu, e nenhuma outra explicação pareceu necessária.
- Quer um charuto?
- Obrigado, não fumo.
- Existe um manicómio por aqui?
- Que eu saiba não.
- Julgava."
Lewis Carroll, Sylvie e Bruno.
Tradução de João Costa.

Fotografias roubadas à homenagem de Miguel Marías na revista Rouge
Depois do livro de Moravia pensei voltar ao filme de Godard (para fechar um ciclo?) mas de repente percebi que não, é outro (mais violento) que me puxa: Gertrud, de Dreyer.
Ao ler "O Desprezo" de Alberto Moravia deparei-me de novo com aquela situação dolorosa que se passa numa fracção de segundo e transforma sem misericórdia o objecto amado em coisa desprezível. O escritor não explica porque é que isto acontece, nem o poderia fazer porque não existe explicação possível; não é um fenómeno racional, não se passa na cabeça, antes está ancorado nos vastos enigmas do corpo e da alma e só talvez uma ciência obscura e quântica pudesse decifrar o mistério —, mas as ciências não se podem dar ao luxo de serem obscuras, pois não? (resta-nos ainda o cinema) Como é que um gesto ou uma palavra podem demolir um sentimento grandioso que nos parecia eterno? E estamos assim tão desprotegidos na vida? Tão à mercê do que não compreendemos? A ignorância é tão grande que até mete pena. Oh, coitados de nós, pobres Ulisses, indefesos nas mãos de deuses caprichosos.
Quarta-feira, Janeiro 17
24 leitores por segundo
Recebemos o relatório hoje de manhã e nem queríamos acreditar:
— Olha, olha... atingimos a velocidade estonteante de 24 leitores por segundo...
— Queres tu ver que o Godard mexeu nos mecanismos interiores?
— Mecanismos interiores... isso tem a ver com Pascal?
Não. O que interessa é que o facto histórico ocorreu às 9:28:03 PM do dia 1 de Janeiro de 2007, aqui mesmo — está registado num gráfico. Queremos agradecer a todos, especialmente ao 24º leitor que entrou pela janela das traseiras à procura de "gelado de framboesa". Temos, sim senhor! O nosso lema sempre foi trabalhar em prol do gelado contra o império do ice-cream.
(em coro e de mãos postas)
— Tudo é matéria de gelado, Quod Erat Demonstrandum;
— "as aves nidificam no ar" (Apollinaire);
— Amén.
— Olha, olha... atingimos a velocidade estonteante de 24 leitores por segundo...
— Queres tu ver que o Godard mexeu nos mecanismos interiores?
— Mecanismos interiores... isso tem a ver com Pascal?
Não. O que interessa é que o facto histórico ocorreu às 9:28:03 PM do dia 1 de Janeiro de 2007, aqui mesmo — está registado num gráfico. Queremos agradecer a todos, especialmente ao 24º leitor que entrou pela janela das traseiras à procura de "gelado de framboesa". Temos, sim senhor! O nosso lema sempre foi trabalhar em prol do gelado contra o império do ice-cream.
(em coro e de mãos postas)
— Tudo é matéria de gelado, Quod Erat Demonstrandum;
— "as aves nidificam no ar" (Apollinaire);
— Amén.
strangers talk only about the weather #47
Na Lua nem um resto da Terra se avista. I think it's Wednesday. A temperatura varia entre -153ºC (noite) e +107ºC (dia); convém levar um sobretudo grosso, camisas muito ligeiras e uma pala para os olhos, comandante Keaton. p.s. a caminha de verga seguirá pelos serviços regulares de despachos específicos
Só um olho

Parte de fotografia de Jorge Molder (impressa em papel de jornal, vinco não intencional, fotografada com pouca luz)
(...)
De facto, a série Uma taxidermia de Papel pode agora ser vista como um primeiro momento de uma outra série de imagens, Comportamento Animal, reverso por sua vez de uma terceira série, Condição Humana. É todo um processo cinematográfico, o que Jorge Molder propõe neste ciclo: do animal ao close up brutal do olho, do olho ao espelho e à devolução da imagem negra.
Por isso a série Comportamento Animal constitui um momento da obra de Jorge Molder íntimo de Hitchcock, numa procura cinematográfica a que não é estranho o tamanho das imagens, o seu carácter húmido e glossy.
Só um olho.
É inevitável, também, pensar em Buster Keaton, velho e de pala a ocultar um dos olhos.
(...)
retirado do texto "A Salvação, a havê-la, será para todos ou para nenhuns" de Delfim Sardo para o Catálogo que acompanha a exposição "Condições de Possibilidade" de Jorge Molder
China, my China
Demasiado constipada para um filme, deixei-me escorregar no sofá enquanto a televisão triturava o programa sobre os maiores (?) portugueses. As palavras pareciam-me todas muito tolas e agudas, baixei o som. Vi então Vasco da Gama defender Paulo Portas (que corou), Ana Gomes levantou-se irritada com não sei o quê, a um canto Fernando Pessoa arrotava, e Camões fazia aviõezinhos de papel. No centro da arena, Maria Elisa, leão de pelúcia no bolso, agitava um chicote. Talvez a padeira de Aljubarrota pudesse varrer tudo? — pensei, enjoada. "Mas ela não está na lista", explicou-me um senhor baixinho, de boné às riscas, que andava aos círculos na minha sala montado numa bicicleta vermelha. Era demais para o estado convalescente da nação. Mudei de canal e adormeci no Expresso de Xangai com a voz aveludada de Marlene Dietrich. You see, from the Pagoda, the world is so tiny.
(alors je joue aussi)
Je réponds a mon tour à Walter Benjamin: en 1965, Louis Aragon (dans l'émission "Cinéastes de notre temps") a utilisé le mot «collage». Ça nous plaît bien, n'est-ce pas, mon cher ami?
e Godard mete-se ao barulho
Tout dans un film est citation, et pas seulement les phrases. Quand vous filmez un arbre, une voiture, vous les citez dans l'image. JLG, in Le Figaro, 30.0.1993
Walter Benjamin répond à Jorge Luis Borges (en français)
Ce travail doit développer à son plus haut degré l’art de citer sans gillemets. La théorie de cet art est en corrélation très étroite avec celle du montage. Le Livre des Passages [N1,10]
Terça-feira, Janeiro 16
(para Walter Benjamin)
— Trata-se de uma citação? — perguntei.
— Com certeza. Só nos restam citações. A língua é um sistema de citações.
Jorge Luís Borges, Utopia de um homem que está cansado
— Com certeza. Só nos restam citações. A língua é um sistema de citações.
Jorge Luís Borges, Utopia de um homem que está cansado
Segunda-feira, Janeiro 15
Samuel Coleridge
If a man could pass through Paradise in a dream, and have a flower presented to him as a pledge that his soul had really been there, and if he found that flower in his hand when he awake - Aye, what then?
— Ah, apanhei-te!
Como a outra que se põe frente ao espelho (tanta vaidade), escrevi no Google: "querido Walser".
...
"So! I've got you," he said, laughed loudly like a child, rubbed his hands again in pleasure, smacked his tongue, gave himself a sound slap on the head out of purely foolish and immense joy, took the glass of wine carefully into his hands and drank it up, was satisfied at that, and thereupon went to his daily work. Is not such a person an arrant fool? Surely, but he was just one who did not trust his ears or eyes, one who did not have a single calm minute due to sincerely sensitive and overly sensitive deliberation, one who was unhappy whenever the least thing failed to pass or work exactly, a fool for order and punctuality, a fool for accuracy and precision, one who should have been sent and driven into a School of Thoughtlessness, one who, in God's name, as I said, doubted everything.
Robert Walser, translated by Tom Whalen and Carol Gehrig
...
"So! I've got you," he said, laughed loudly like a child, rubbed his hands again in pleasure, smacked his tongue, gave himself a sound slap on the head out of purely foolish and immense joy, took the glass of wine carefully into his hands and drank it up, was satisfied at that, and thereupon went to his daily work. Is not such a person an arrant fool? Surely, but he was just one who did not trust his ears or eyes, one who did not have a single calm minute due to sincerely sensitive and overly sensitive deliberation, one who was unhappy whenever the least thing failed to pass or work exactly, a fool for order and punctuality, a fool for accuracy and precision, one who should have been sent and driven into a School of Thoughtlessness, one who, in God's name, as I said, doubted everything.
Robert Walser, translated by Tom Whalen and Carol Gehrig
Jorge Luis Borges
Si un homme traversait le paradis en songe, qu'il reçût une fleur comme preuve de son passage et qu'à son réveil il trouvât cette fleur dans ses mains, que dire alors? J'étais cet homme.
Nel mezzo del cammin di nostra vita mi ritrovai per una selva oscura che' la diritta via era smarrita
Caroline Bergvall | Via (10:00) (48 Dante Variations) is a compiled list of translations into English of Dante's opening lines. As archived in the British Library up until May 2000. 700 years after the date set for the start of the journey into Hell. The Journey was timed to start and end in 1300. And Dante's 35th year or so-called point of mid-life. Recorded and composed with Ciáran Maher (Summer 2000). The full text has been featured in CHAIN's "Transluccinacion" issue (Autumn 2003).
Domingo, Janeiro 14
Film ist. (de Gustav Deutsch)

É como se estivessemos embriagados ou drogados (drogados de cinema, disse Godard a propósito de les 400 coups) ou então como se entrássemos nos sonhos de outras pessoas — de pessoas desconhecidas — , e todas essas imagens sonhadas, cheias de significados extravagantes que nos escapam e atraem ao mesmo tempo, colam-se a nós ou assim parece. Sim, é aí que tudo se passa, numa fracção de segundo de pura ilusão em que já não sabemos bem quem somos (a primeira equação do cinema? je est un autre). Através da sequência de imagens (e, à partida, nada as liga entre si, maravilhoso caos), surge uma linha de movimento que é o próprio ritmo do mundo, ou do cinema — é a mesma coisa. E nós olhamos hipnotizados e não percebemos nada e percebemos tudo — é a mesma coisa. Sim, o cinema é. O cinema existe para nos inquietar, como um fogo.
Sábado, Janeiro 13
Tudo refloresce
O texto sobre "Os dois infinitos" de Blaise Pascal está traduzido e editado numa antologia que se chama "Do espírito geomético e da arte de persuadir". É um livro pequeno (176 páginas, 106 por 170 mm), barato, e bastante discreto; encontrei-o há bocado, arrumado numa estante do primeiro andar da livraria Latina em Santa Catarina.
Para além de todas as razões que me aproximam, ainda esta, talvez a mais importante: o livrinho faz parte da colecção Elementos Sudoeste da Porto Editora — quando o coloco junto às "Notas sobre o cinematógrafo" de Robert Bresson, passa-se qualquer coisa no universo.
Para além de todas as razões que me aproximam, ainda esta, talvez a mais importante: o livrinho faz parte da colecção Elementos Sudoeste da Porto Editora — quando o coloco junto às "Notas sobre o cinematógrafo" de Robert Bresson, passa-se qualquer coisa no universo.
p.s. aproveito ainda para informar que há alguns exemplares de "Trincapregos" de Albert Cohen nos saldos da fnac de Santa Catarina. A tradução exemplar (um português como raramente se lê) é de Pedro Tamen. A editora Contexto já não existe, por isso é melhor aproveitarem.
Cela s'appelle l'aurore
Le femme Narsès: (...) Comment cela s'appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l'air pourtant se respire, et qu'on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève?
Électre: Demande au mendiant. Il le sait.
Le mendiant: Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s'appelle l'aurore.
(Jean Giraudoux, Électre)
Électre: Demande au mendiant. Il le sait.
Le mendiant: Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s'appelle l'aurore.
(Jean Giraudoux, Électre)
Sexta-feira, Janeiro 12
strangers talk only about the weather #46
Baía de Angra: 19.9 ºC | 64 %| 2.02 Km/h| 110 º(E) | (12:36:10 hora local)
— Gosto dos campos de Zurique
Deveria ser o seu rosto, mesmo desfigurado, ou então as mãos, deveria ser uma dessas imagens.
No entanto, são os campos de Zurique que vejo quando penso em Jorge Molder.
No entanto, são os campos de Zurique que vejo quando penso em Jorge Molder.
Agenda de bolso: Condições de Possibilidade de Jorge Molder até 28 de Janeiro (no Centro de Artes Visuais em Coimbra); Sabor do Cinema (momento XI) começa no dia 28 com "O Feiticeiro de Oz"; dois dias para ir a Vila do Conde ver Refletions de Gustav Deutsch.
«Não se trata de formar uma teoria, de respostas, de definições, trata-se de demonstrar a variedade, tentativas de analisar os media audiovisuais com os seus próprios meios, e trata-se, sobretudo, como escreve Alexander Horwath, director do Museu de Cinema austríaco, na introdução para FILM IST.(1-6), "...de iluminar a ideia vaga de que nenhum outro procedimento que produz conhecimento é tão vivo e aberto e imaginativo como o cinema“.» Gustav Deutsch, Outubro de 2006
«Não se trata de formar uma teoria, de respostas, de definições, trata-se de demonstrar a variedade, tentativas de analisar os media audiovisuais com os seus próprios meios, e trata-se, sobretudo, como escreve Alexander Horwath, director do Museu de Cinema austríaco, na introdução para FILM IST.(1-6), "...de iluminar a ideia vaga de que nenhum outro procedimento que produz conhecimento é tão vivo e aberto e imaginativo como o cinema“.» Gustav Deutsch, Outubro de 2006
Quinta-feira, Janeiro 11
Harald Kapusta
A única coisa que lamento é que não me seja possível falar de Harald Kapusta. Antes de nascer e também pouco após a sua morte, fez-me jurar que guardaria o mais absoluto segredo acerca da sua história.
...
A citação de Pascal vem daqui (para quem quiser ou precisar de mais, há mais). Segundo percebi, este texto começou por se chamar "Incapacidade do Homem", depois (por um arrojado cálculo geométrico?) passou para "Desproporção do Homem", mas também é conhecido por "Dos dois Infinitos". São apenas duas páginas impressas (valem mais do que quinhentos romances), demoram dias e meses e anos a ler. Reparem bem como os pensamentos de Pascal se aproximam de Bresson e reparem ainda na beleza da última frase, nas reticências que, por um feliz acaso (o texto ficou inacabado), nos levam para fora de campo, para o eterno silêncio desses espaços infinitos:
Enfin pour consommer la preuve de notre faiblesse je finirai par ces deux considérations...
Enfin pour consommer la preuve de notre faiblesse je finirai par ces deux considérations...

Voilà notre état véritable. C'est ce qui nous rend incapables de savoir certainement et d'ignorer absolument. Nous voguons sur un milieu vaste, toujours incertains et flottants, poussés d'un bout vers l'autre; quelque terme où nous pensions nous attacher et nous affermir, il branle, et nous quitte, et si nous le suivons il échappe à nos prises, nous glisse et fuit d'une fuite éternelle; rien ne s'arrête pour nous. C'est l'état qui nous est naturel et toutefois le plus contraire à notre inclination. Nous brûlons du désir de trouver une assiette ferme, et une dernière base constante pour y édifier une tour qui s'élève à l'infini, mais tout notre fondement craque et la terre s'ouvre jusqu' aux abîmes. Blaise Pascal
Quarta-feira, Janeiro 10
Comédias e provérbios: a praça; o jardim; um café com janelas amplas; a padaria (um tabuleiro cheio de sablés sob o balcão); ao lado, uma farmácia; o empregado da farmácia; duas ou três personagens femininas. E, claro, um livro de Blaise Pascal. Nous sommes pleins de choses qui nous jettent au dehors.
Terça-feira, Janeiro 9
Anna Karenina
Les Russes ont découvert le cinématographe autrement que nous. Lorsqu'ils ont vu l'arrivée d'un train en gare, ils n'ont pas vu pour la première fois l'image d'un train, mais une fois de plus, la jeune femme de Tolstoï qui allait se jeter dessous.
- Quando eu emprego uma palavra - replicou Humpty-Dumpty num tom de voz algo desdenhoso -, ela significa exactamente o que me agrada que signifique... nem mais nem menos.
- A questão - disse Alice - é saber se tem o poder de fazer com que as palavras signifiquem outra coisa diferente daquilo que querem dizer.
- A questão - disse Alice - é saber se tem o poder de fazer com que as palavras signifiquem outra coisa diferente daquilo que querem dizer.
Literatura
Coisa muito encantadora e parecida com algodão doce, mas cujo único propósito é o de espalhar a confusão.
Lewis Carroll
Quando o reverendo Charles Lutwidge Dodgson morreu, a vida de Lewis Carroll transformou-se numa página em branco. Ainda assim, continuou a não dispensar o pão com manteiga, seguido de costeletas, ao pequeno-almoço, e os exercícios de matemática pelo dia fora.
Saldos. Comprei um casaco por trinta euros. Curto, preto, levemente acolchoado, muito quente. Tirando um ou outro pormenor (os botões, o corte um pouco cintado,...) é igual ao casaco que os operários soviéticos usavam quando os conheci. Chamavam-se fofaikas, e digo assim, o verbo no passado, porque talvez agora já não existam nem os casacos nem os operários (ambos demasiado pobres para um mundo tão aparentemente rico?), levados pelo curso da história para um beco qualquer. Quando o visto passa-se qualquer coisa comigo mas ainda não sei interpretar o que é.
je suis fleuve dans le fleuve qui passe
... à cause d'extrême minceur je passe / à cause d'une minceur qui dans la nature n'a pas d'égale / le courant léger, omnipotent m'a dépouillé / mes déchets ne collent plus à moi / je n'ai plus de déchets / purifié des masses / purifié des densités / tous rapports purifiés dans le miroir des miroirs / éclairé par ce qui m'éteint / porté par ce qui me noie / je suis fleuve dans le fleuve qui passe
Henri Michaux, Paix dans les brisements
Henri Michaux, Paix dans les brisements
Segunda-feira, Janeiro 8
Panthea: Ach! hundertjähr'gen Frühling wünscht ich oft, Ich Törichte, für ihn und seine Gärten!
grazie, Jean-Marie
Era uma vez, um pequeno cineasta
Ainda não era bem cineasta e já era ameaçador.
Pequeno e já ameaçador?
Pequeno e já cineasta.
Ainda é só um cineasta que ameça
mas já suficientemente cineasta para terem sentido
para sentirem
para lhe terem feito sentir
para lhe fazerem sentir que é
que era
ameaçador
com o seu cinematógrafo
por causa do seu cinematógrafo.
Que o seu cinematógrafo é ameaçador
que ele ameaçava
que ele ameaça
o cinema
com o seu cinematógrafo
por causa do seu cinematógrafo.
Que o seu cinematógrafo ameaça o cinema.
Cineasta para que se saiba que o seu cinematógrafo
ameaça o cinema.
Que o seu cinematógrafo seja ameaçador
seja uma ameaça.
Jean-Marie Straub
Ainda não era bem cineasta e já era ameaçador.
Pequeno e já ameaçador?
Pequeno e já cineasta.
Ainda é só um cineasta que ameça
mas já suficientemente cineasta para terem sentido
para sentirem
para lhe terem feito sentir
para lhe fazerem sentir que é
que era
ameaçador
com o seu cinematógrafo
por causa do seu cinematógrafo.
Que o seu cinematógrafo é ameaçador
que ele ameaçava
que ele ameaça
o cinema
com o seu cinematógrafo
por causa do seu cinematógrafo.
Que o seu cinematógrafo ameaça o cinema.
Cineasta para que se saiba que o seu cinematógrafo
ameaça o cinema.
Que o seu cinematógrafo seja ameaçador
seja uma ameaça.
Jean-Marie Straub
(pour Anne-Marie Miéville et pour moi même)
"Les Signes Parmi Nous" é um romance de Ramuz que sempre quis filmar; um bufarinheiro chega a uma aldeia perto de Vevey e anuncia o fim do mundo. Há uma tempestade terrível durante cinco dias, depois o sol reaparece, e o bufarinheiro é expulso. O bufarinheiro é o cinema!
Damien Derrick
Damien Derrick nasceu com defeito. Ora, dado que as personagens que nascem com defeito não são muito divertidas, pedimos escusa de referir tudo o que se passou com ele. De qualquer maneira, se houver alguém que, mesmo assim, deseje saber tudo o que se passou com este Damien Derrick, só tem uma coisa a fazer.
Domingo, Janeiro 7
anche io sono inamorata di Pavese
— E credi ai mostri, credi ai corpi imbestiati, ai sassi vivi, ai sorrisi divini, alle parole che annientavano?
— Credo in ciò che ogni uomo ha sperato e patito. Se un tempo salirono su queste alture di sassi o cercarono paludi mortali sotto il cielo, fu perché ci trovavano qualcosa che noi non sappiamo. Non era il pane né il piacere né la cara salute. Queste cose si sa dove stanno. Non qui. E noi che viviamo lontano lungo il mare o nei campi, l'altra cosa l'abbiamo perduta.
— Dilla dunque, la cosa.
— Quei loro incontri.
Cesare Pavese, Dialoghi con Leucò, "Gli dèi"
oh, como é belo o cinema
Dois dos meus filmes mais queridos passam hoje no grande auditório da Fundação Calouste Gulbenkian. De certa forma eu estou lá, ao lado de Balthazar (1966) e no cais, em frente às laranjas (1999), porque, imagino, estamos sempre dentro daquilo que amamos. É aí que podemos começar a ser alguma coisa.
Mais um sermão aos peixes
Cortam-se as courgettes e os tomates em rodelas muito finas, polvilha-se com um pouco de pimenta preta e queijo das ilhas ralado. Vai ao forno gratinar enquanto o peixe e as batatas doces assam. Entretanto abre-se uma garrafa de Vinho da Defesa (15°). João César Monteiro não faria melhor.
Sábado, Janeiro 6
O desejo de se transformar num índio. Fechei os olhos mas ainda estou acordada quando surge na minha cabeça uma imagem muito nítida: quatro ou cinco homenzinhos iguais a Kafka (o mesmo rosto miúdo e triste), vestem sobretudos grossos e compridos, chapéus de coco na cabeça (como naquela fotografia ao lado do cão), abrem um buraco no chão com picaretas e pás. Reconheço a rua, é perto da casa da minha mãe. O buraco é largo e pouco profundo. Um deles senta-se num balde de lata virado ao contrário (com as pernas estendidas). De repente vê-me. Os outros páram o trabalho e também olham para mim. Esperam qualquer coisa. Depois a imagem desaparece e eu adormeço, creio.
Sexta-feira, Janeiro 5
Peeping Tom
Estou viciada nestas WeatherCams, principalmente na que está colocada nas Lajes das Flores. Não sei bem porquê (talvez por causa dos contentores?), o cais parece-me o cenário de um filme de Aki Kaurismäki. Ontem à noite estavam dezasseis graus e noventa e tal por cento de humidade. Perfeito.
Quinta-feira, Janeiro 4
le cinéma substitue à nos regards un monde qui s'accorde à nos désirs
No dia em que Le mépris passa na Cinemateca, chega-me a casa "O desprezo" de Alberto Moravia.
— Conhece a palavra "manigância", monsieur Godard?
...
Contrairement au roman, le temps n'est pas fragmenté en une série de petites scènes s'étalant sur plusieurs moins, mais composé de quelques longues scènes s'espaçant sur une durée de quelques jours. Il s'agit, dans le film, de raconter l'histoire à la fois du point du vue de chaque personnage, surtout Paul et Camille et d'un point de vue extérieur à eux et c'est ici que le personnage de Fritz Lang prend toute sa valeur. JLG
— Conhece a palavra "manigância", monsieur Godard?
...
Contrairement au roman, le temps n'est pas fragmenté en une série de petites scènes s'étalant sur plusieurs moins, mais composé de quelques longues scènes s'espaçant sur une durée de quelques jours. Il s'agit, dans le film, de raconter l'histoire à la fois du point du vue de chaque personnage, surtout Paul et Camille et d'un point de vue extérieur à eux et c'est ici que le personnage de Fritz Lang prend toute sa valeur. JLG
O desespero é verdadeiramente o signo deste mundo. E o cinema é um dos sintomas mais graves do desespero universal. Roberto Rossellini
Mobile phone novelists
"Chaco types furiously on her cell phone keypad, stopping only to take an occasional puff of her Seven Stars menthol cigarette. But she's not sending a text message. She's writing a novel.
Chaco is becoming one of the most popular mobile phone novelists in Japan. We don't know much about her - except that she's a twenty-something Pisces from Osaka - but we do know that she can spit out books faster than Danielle Steel. In the last 14 months, she wrote five novels, including her best seller, What the Angel Gave Me, which has sold more than 1 million copies to date."
E ainda há mais.
Chaco is becoming one of the most popular mobile phone novelists in Japan. We don't know much about her - except that she's a twenty-something Pisces from Osaka - but we do know that she can spit out books faster than Danielle Steel. In the last 14 months, she wrote five novels, including her best seller, What the Angel Gave Me, which has sold more than 1 million copies to date."
E ainda há mais.
as palavras simples e delicadas de Walter Benjamin
A arte não nos pode salvar da noite, diz Walter Benjamin, só o "passo fraterno" o pode fazer. Mas o que é o "passo fraterno"? Alguém que caminha ao nosso lado, começa por aí. Alguém que aceita as nossas aparentes contradições? Sim e não, quer dizer, é mais do que isso, é mais do que aceitação, é também uma dádiva, mas de quê? Chegando aqui não conseguia decidir se esse "passo" era afinal/apenas um acto de amor incondicional (aceitação e entrega puras, gratuitas, que não esperam nada em troca, nenhuma recompensa) — pois parecia-me uma carga excessiva para as palavras tão simples e delicadas de Benjamin. Andei a pensar nisto muito tempo, fartei-me de medir os sentidos das duas palavras, depois deixei-me esquecer, "um dia vou encontrar uma imagem da frase". E assim aconteceu: em alguns planos de "Europa '51" de Roberto Rosselini que aparecem citados em My Voyage to Italy de Scorsese. Está lá todo o pensamento de Walter Benjamin, no rosto e nas mãos de Ingrid Bergman. E percebi também que sabemos o que é o "passo fraterno" desde sempre, desde crianças — é o mais belo conceito infantil de Benjamin? Terrivelmente excessivo, quase inatingível.
Quarta-feira, Janeiro 3
I'm a man
— É um filme do Ford, está a começar, anda ver.
A cópia era má e o écran da minha televisão demasiado pequeno para Sergeant Rutledge, mas isso que importa?
A cópia era má e o écran da minha televisão demasiado pequeno para Sergeant Rutledge, mas isso que importa?
Priska Gahlot
Sempre acontecem coisas muito surpreendentes neste mundo. Coisas tão estranhas e inexplicáveis que (...). Em abono disso poderia citar Horácio, Luciano de Samósata e alguns mais. Tudo isto vem explicado num livro que o leitor bem conhece e que me dispensará portanto de lembrar. Um livro, de resto, com grande abundância de suspiros e ais, como convém a tudo o que brota da literatura séria e (…). Só o Diabo sabe como foi aquilo acontecer. Vou descrever os factos na sua simplicidade, deixando aos leitores o encargo de formular um juízo. Pois muito bem, fosse porque (…) ou por qualquer outro motivo, o certo é que (…). Mas ninguém sabe de quem partiu a ideia. No dia seguinte, ela quis que ele lhe dissesse o que era preciso fazer para se ser feliz. Ele deu-lhe a mais surpreendente das respostas. Ora, sendo ela muito dada a verter lágrimas sentimentais, (…). Teve mesmo assim a arte, o desplante, o… sei lá o quê, de negar (…). Razão pela qual afirmo e reafirmo que (…). E ouviam-se sinos a acompanhar a cena.
les ministères de l'art
... Gosto de passear no Museu do Louvre, que não atravesso a correr como no Bande à Part, aos domingos quando é à borla, e às segundas-feiras o museu de arte moderna. Contemplo os quadros de Vuillard sem um tostão no bolso. Philippe Garrel (sublinhado do Catálogo da Cinemateca)
Terça-feira, Janeiro 2
A vida e morte de Klaus Granstrom
Esta é a história de Klaus Granstrom. Um personagem de quem nunca se ouviu falar e a propósito de quem nunca mais se voltará a escrever uma linha. A sua história começa justamente duas frases antes desta e termina neste exacto ponto final.
os sobrinhos de Queneau:
Tento não fazer distinção entre actores e as pessoas que filmamos num documentário. Cada vez mais, escolho os actores por qualquer coisa deles próprios, da sua vida.


O melhor emprego do mundo
O ano começa bem para o Dr. Gonçalves. O Dr. Gonçalves é, desde ontem, o novo vereador da Cultura da Câmara do Porto. Quem é o Dr. Gonçalves? Não sei. Mas, neste caso, isso também não é importante. O que importa é que o Dr. Gonçalves é o homem com o melhor emprego do mundo. A única pessoa que é paga para não fazer rigorosamente nada.
Atrasado
Em anos anteriores cheguei a receber o Código da Vinci, um romance da Rosa Lobato Faria, uma antologia de poemas do Manuel Alegre, o Equador de Miguel Sousa Tavares e Paulo Coelho. Este ano, o meu Natal e fim-de-ano foram bastante mais felizes. Não recebi livro nenhum.
Segunda-feira, Janeiro 1
o antes e o depois
Só muito tarde cheguei a essa ideia do antes e do depois. Quando Rohmer, que na altura era professor, falava de Flaubert, sabia, logicamente, que Flaubert viera depois de Homero ou de S. Tomás de Aquino. Mas quando via o Bigger than life de Nicholas Ray e um filme de Murnau, não estou certo de que falasse deles com a noção clara de que Ray viera depois de Murnau.
with a little drop of poison... olho para o relógio da parede, são quatro horas e cinco minutos. A rapariga de rosto oriental está sentada ao meu lado esquerdo. (Um copo de leite com chocolate frio e uma torrada de pão de forma.) O casaco de peles comprido encobre um corpo franzino. A cabeça pesa-lhe nas mãos. Debica o pão, roda o copo entre os dedos, compõe o cabelo. Saio do café e no elevador ouço o vizinho do terceiro andar a tocar piano. Começo a assobiar... Did the devil make the world while god was sleeping / Someone said you'll never get a wish from a bone







